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    Plafond de la dette: Oubliez le "shutdown", la grande crise est pour le 17 octobre

    Le HuffPost  |  Par Grégory Raymond Publication: 02/10/2013 12h36 CEST  |  Mis à jour: 02/10/2013 22h50 CEST

     

    INTERNATIONAL - Si l'on devait comparer le "shutdown", qui paralyse l'Etat américain, à l'impasse du plafond de la dette, on parlerait d'une bonne grippe et d'une rupture d'anévrisme. Le débat qui agite les Etats-Unis depuis le 1er octobre à minuit est bien peu en comparaison d'un risque de défaut du pays. Si républicains et démocrates ne s'entendent pas d'ici le 17 octobre, les Etats-Unis ne pourront plus assumer leurs obligations financières.


    Barack Obama et les chefs de file du Congrès ont eu l'occasion d'en parler mercredi, lors d'une réunion de crise organisée à la Maison Blanche. Le président a reconnu sur CNBC qu'il était "exaspéré", ce que n'a pas manqué de tweeter son équipe de communication. Il a également souligné que Wall Street ferait mieux de "plus d'inquiéter"...


    On s'explique. Le "shutdown", terme américain qui désigne la fermeture partielle des services fédéraux, marque le pic de 33 mois d'affrontements sur le budget entre démocrates et républicains. Ces derniers ont repris le contrôle de la Chambre en janvier 2011, avec des dizaines d'élus de la mouvance populiste Tea Party. Ceux-ci insistent pour voter un budget qui reviendrait, d'une manière ou d'une autre, sur la réforme de l'assurance-maladie, pièce maîtresse du bilan social du président et qui bénéficie du soutien indéfectible des démocrates.


    Malgré le chômage technique décrété pour environ 800.000 fonctionnaires, le pays continue tout de même de tourner: le coût du shutdown est évalué à 300 millions de dollars par jour. Pas énorme pour un Etat comme les États-Unis, contrairement à une impasse persistante sur le relèvement du plafond de la dette. Les circonstances font que les parlementaires doivent dans le même temps trouver un accord là-dessus.


    Il reste 30 milliards au Trésor américain


    Car le débat du plafond est complètement indépendant. Aux Etats-Unis, il existe un seuil limite de la dette, qui ne peut être franchi sans accord du Congrès. Fixé à 16.700 milliards de dollards, il sera dépassé le 17 octobre. Une fois atteint, le pays ne pourra plus honorer ses créanciers en utilisant les marchés financiers. Pour faire simple, l'Etat sera obligé de lever en urgence la plupart des impôts, tout en réduisant drastiquement les dépenses publiques. S'il ne parvient à récolter l'argent nécessaire, les impayés s'accumuleront et l'Etat fera faillite.


    Le secrétaire au Trésor Jacob Lew s'est saisi du débat mardi soir. Il craint qu'avec le "shutdown", les membres du Congrès n'aient plus le temps de s'entendre sur le relèvement du plafond. "Il nous restera 30 milliards de dollars de trésorerie pour honorer les engagements de notre pays", a-t-il écrit dans une lettre adressée aux parlementaires. Ce montant est "bien en-dessous" de ce que peut parfois dépenser le Trésor en une seule journée, c’est-à-dire "jusqu’à 60 milliards de dollars", poursuit-il.


    Le problème, c'est que le Chambre des représentants (partie basse du Congrès) est à majorité républicaine et se montre toujours inflexible: pas de mouvement tant que les démocrates n'auront pas fait de concessions sur l'Obamacare et la réduction des dépenses publiques, qu'ils jugent trop élevées. On est donc exactement dans les mêmes conditions qui ont conduit au "shutdown". Des parlementaires, tels Tom Coburn et Richard Durbin, prédisent d'ailleurs une fusion des deux dossiers dans les deux prochaines semaines.


    Pour le représentant républicain Paul Ryan, lier les deux questions permettra de mettre en place "un mécanisme pour forcer" la conclusion d'un accord. "La plupart des accords budgétaires par le passé contenaient un relèvement du plafond de la dette, a expliqué l'ancien colistier de Mitt Romney. Ces propos laissent penser que la fermeture des services fédéraux devrait se prolonger pendant les deux semaines qui viennent jusqu'à la date butoir du 17 octobre


    Déjà 5 défauts pour l'Etat américain


    Si les politiques jouent à se faire peur sur le sujet, il y a de fortes chances pour que l'un des camp craque avant l'ultime seconde. Régulièrement, démocrates et républicains se lancent dans un grand bluff, accusant tour à tour l'adversaire de mettre en balance le financement de l'Etat. En 2011, le plafond avait été relevé à la dernière seconde. La situation est donc réccurrente dans la vie politique et économique américaine. La preuve: des défauts ont toutefois déjà été enregistrés, à cinq reprises, dont la dernière fois en 1979.


    Au terme de négociations creuses, Washington avait retardé de plusieurs jours le remboursement de certains créanciers, avant un accord a posteriori. C'est une des solutions qui sera certainement retenue si l'Etat fait défaut le 17 octobre. Avec un risque évident: entacher la crédibilité américaine sur les marchés. La puissance des organismes financiers est beaucoup plus décisive qu'à la fin des années 1970.


    Imaginons un instant que les Etats-Unis annoncent un retard sur leurs créances... Les agences de notation financière dégraderaient immédiatement la note souveraine de l'Etat. De AAA chez Moody's et Fitch (AA+ chez Standard & Poor's), meilleure note possible, elle passerait à des niveaux spéculatifs similaires à la Grèce. Les taux d'emprunt américains exploseraient instantanément. Les Etats-Unis se transformeraient alors en "mauvais payeurs": une situation inédite pour la première économie du monde.

     

    Le shutdown, à côté, c'est de la petite bière...

     


     

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    » Pourquoi Obama a tout intérêt à laisser traîner le "shutdown"

    .

    Paralysie du budget fédéral étasunien. Quelles conséquences pour l’Occident ?

    конгресс сша бюджет обама

    Télécharger le fichier audio

     

    « Arrêtez cette farce et votez » ! Ce mot d’ordre d’Obama qui est en réalité un défi explicitement lancé à l’intransigeance du parti républicain a été fidèlement repris par Le Nouvel Observateur samedi.

    Si la genèse de cette mauvaise intrigue sociale est d’une clarté cristalline – une bonne partie de la population américaine n’a ni l’envie, ni les moyens de se pourvoir de l’assurance maladie version Obamacare obligatoire à partir du 1 janvier 2014 – les véritables tenants et aboutissants de l’histoire mettent en relief les impasses grandissantes de l’économie américaine.


    Dans le compte-rendu qu’il dresse, le Nouvel Observateur formule deux constats clés qui expliquent tant l’enlisement des Républicains et d’Obama dans un conflit-chantage dont les fonctionnaires fédéraux sont les premières victimes que les inquiétudes de tous les médias occidentaux face à une situation qui déborde sur le sort de la zone euro.


    - Primo, il se fait que « les USA doivent atteindre le plafond de leur dette, actuellement située à 16.700 milliards de dollars le 17 octobre et le Congrès doit approuver un relèvement de ce plafond pour éviter un défaut de paiement aux conséquences potentiellement catastrophiques ». L’endettement des USA est tel que, vulgairement parlant, le pays ne peut plus payer l’ensemble de ses fonctionnaires, entre autres « quelques 400.000 employés de la Défense ».


    - Secundo, de deux maux, il convient de choisir le moindre. Selon Obama, « pour aussi dangereuse que soit la paralysie budgétaire, une paralysie économique à la suite d’un défaut de paiement serait bien pire ». L’économie américaine est donc tombée dans le piège qu’elle s’était tendue elle-même il y a bien des décennies de là et qui a progressivement mis à mal tous ses moyens de régénérescence. Réduire massivement le nombre de fonctionnaires n’est pas une solution. Les payer en bonne et due forme est à ce stade mission impossible. Leur imposer un régime d’austérité des plus sévères ne rime à rien puisque celui-ci conduirait à terme à des émeutes sociales de taille. L’impasse est là, tout un univers budgétaire jusque là invincible est en passe de sombrer. Que faire ou plutôt quels nouveaux palliatifs inventer ?

     

    La turbulence budgétaire des USA est contagieuse. C’est pour cette raison qu’elle préoccupe tant les économistes occidentaux, surtout que le piège des endettements « boule-de-neige » est aussi une réalité L’intervention de M. Jacques Sapir sur nos ondes confirme cette réalité embarrassante. En voici un extrait représentatif.


    La VdlR. M. Sapir, j’aimerais bien savoir votre opinion sur les effets immédiats pour la Communauté internationale et surtout pour l’économie mondiale d’un scénario selon lequel les Républicains, les Démocrates et M. Obama ne se mettront pas d’accord ? Encourra-t-on alors le risque d’un default généralisé ? Et qu’en sera-t-il des engagements financiers américains à l’échelle internationale ?


    Jacques Sapir. « Evidemment, la perspective d’un default des USA est une perspective cauchemardesque pour le reste du monde. C’est pour cette raison que je suis persuadé que l’on trouvera, à la dernière minute, un compromis et que l’on va augmenter le plafond de la dette. Maintenant, il faut comprendre que tout ce problème budgétaire qui devient de plus en plus grave, de plus en plus pressant depuis ces derniers mois, aura des conséquences économiques sur l’ensemble du monde. Pourquoi ? Parce que l’administration américaine ne sera pas capable de passer à temps toute une série de contrats aux petites et moyennes entreprises. Il y a quelque chose de très important aux USA, ce que l’on appelle le Small Business Act, qui fait qu’entre 20 et 40 % des contrats vont nécessairement aux petites et moyennes entreprises en question. Or, comme il y a une paralysie de l’administration, ces contrats ne sont actuellement pas passés, ils ne seront pas passés durant le mois d’octobre et probablement pas durant le mois de novembre. On a déjà calculé que le choc sur l’économie des USA sera extrêmement important. On s’attend à ce qu’au troisième et au quatrième trimestre, les USA fassent une croissance de 1,2 % au lieu de faire la croissance de 2,2-2,4 % qui était prévue jusqu’ici. Or, ce ralentissement brutal de la croissance lié à ce problème budgétaire et fiscal aura un impact important tout d’abord sur l’Europe qui est à l’évidence une zone très fragile ayant le plus besoin de la croissance américaine et qui donc est une zone où tout ralentissement de l’économie américaine aura des conséquences extrêmement importantes, mais aussi sur les pays émergents parce que ces derniers vendent leur production, que ce soit des biens manufacturés ou des matières premières à l’Europe et aux USA. A ce moment-là, on verra que le niveau général de la demande mondiale va relativement se contracter au cours du dernier trimestre. Les conséquences à prévoir pour l’économie mondiale seront d’autant plus importantes qu’un pays émergent sera plus exportateur qu’un autre, fait crucial pour la Chine, pour la Russie, pour le Brésil, etc.


    La VdlR. Quelle est la réaction des marchés européens à la crise américaine ? Qu’en est-il du cours de l’euro ?


    Jacques Sapir. Aujourd’hui, les marchés financiers sont inquiets mais ils considèrent qu’un compromis est pour l’instant probable. Je crois que la très grande nervosité des marchés financiers n’apparaîtra que si on ne voit pas d’issue se profiler d’ici le 12-13 octobre, parce qu’à partir de ce moment-là on va se rapprocher de plus en plus de la date limite à laquelle il faudrait augmenter le plafond de la dette. Maintenant, il faut comprendre que, mettons, la valeur de l’euro n’est pas essentiellement liée aux oscillations du dollar. C’est aussi le problème d’une demande pour l’euro qui est en jeu. Comme l’UE a très fortement réduit ses importations mais a maintenu ses exportations, il se fait qu’elle sera en manque car les autres pays qui achètent sa production ont besoin d’euros pour la payer et c’est là que, bien entendu, l’euro est poussé à la hausse. Donc, il y aura pour quelques semaines, voire quelques mois une tendance haussière de l’euro, mais qui ne renvoie absolument pas à la stabilité financière intrinsèque de la zone euro ou au problème du dollar qui est purement un phénomène technique et au-delà va se reposer tout le problème de la crise de la zone euro qui n’est toujours pas résolu et celui de la crise américaine. En conséquence, nous allons connaitre au début de l’année 2014 une très grande instabilité dans le domaine monétaire et c’est quelque chose qui a de quoi effrayer tous les pays émergents.


    La VdlR. Peut-on supposer que 2014 va de ce fait, par enchaînement d’effets secondaires, hâter la fin de l’euro ?


    Jacques Sapir. Je pense que l’euro est condamné. La question qui se pose à l’heure actuelle est une question éminemment politique. Est-ce que les Etats qui constituent la zone euro, leurs gouvernements, sont prêts à dire : « il vaut mieux dissoudre dans le calme l’euro, revenir à nos monnaies nationales mais le faire de manière coordonnée en maintenant une coopération importante » (ce qui serait la meilleure des solutions) ou vont-ils laisser la crise aller jusqu’à son terme et, à ce moment-là, on aurait non pas une dissolution de l’euro mais une véritable explosion de l’euro. C’est cette dernière voie qui est pour l’heure suivie puisque dans différents pays on se refuse à aborder la question possible de la dissolution de l’euro et en même temps on voit de plus en plus de gens extrêmement sérieux, avec une très grande réputation, qui disent que ça ne peut plus durer de la sorte, il faut faire quelque chose. Il y a donc toujours la possibilité d’un retournement politique de dernière minute sur cette question. Pour vous dire le fond de ma pensée, les gouvernements européens ont un attachement irrationnel à la problématique de l’euro et qu’ils ne sont plus capables de faire un simple calcul du type coût-avantage qui au demeurant les conduirait à dissoudre la zone euro. Or, comme ils s’obstinent à ne pas vouloir le faire, il faut s’attendre à ce que la crise prenne des formes particulièrement violentes et qu’elle arrive à son terme vers la fin de 2014 ou le début de 2015 ».


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    Etats-Unis : Les banques se préparent à une panique bancaire selon le Financial Times

    Etats-Unis : Les banques se préparent à une panique bancaire, selon le Financial Times

     

     

    Selon les informations du Financial Times du 4 Octobre 2013, les banques américaines procèdent actuellement au remplissage de l’ensemble des distributeurs automatiques afin de prévenir des risques de panique bancaire.


    Par précaution, certaines banques ajoutent jusqu’à 30% de plus d’argent.


    Ces mesures sont prises dans le cas où l’arrêt du gouvernement fédéral se poursuivrait, mais également, dans le cas où aucune solution n’est trouvée pour un relèvement du plafond de la dette au 17 Octobre 2013. Scénario qui provoquerait certainement une ruée vers les distributeurs, bien que la Société Fédérale d’assurance des dépôts garantisse les dépôts bancaires jusqu’à 250.000 $.


    Les grandes institutions financières tiennent également des réunions quotidiennes d’urgence au sujet des mesures à prendre si les Etats-Unis ne trouvent pas d’accord sur le relèvement du plafond de la dette.


    A l’étude, des découverts temporaires gratuits pour les employés du gouvernement et pour les prestataires de la sécurité sociale.


    Sources : Financial Times / Le Journal du Siècle

     

     

    http://lesmoutonsenrages.fr/2013/10/07/etats-unis-les-banques-se-preparent-a-une-panique-bancaire-selon-le-financial-times/

     

     

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    Plafond de la dette: Oubliez le "shutdown", la grande crise est pour le 17 octobre

    Le HuffPost  |  Par Grégory Raymond Publication: 02/10/2013 12h36 CEST  |  Mis à jour: 02/10/2013 22h50 CEST

    INTERNATIONAL - Si l'on devait comparer le "shutdown", qui paralyse l'Etat américain, à l'impasse du plafond de la dette, on parlerait d'une bonne grippe et d'une rupture d'anévrisme. Le débat qui agite les Etats-Unis depuis le 1er octobre à minuit est bien peu en comparaison d'un risque de défaut du pays. Si républicains et démocrates ne s'entendent pas d'ici le 17 octobre, les Etats-Unis ne pourront plus assumer leurs obligations financières.


    Barack Obama et les chefs de file du Congrès ont eu l'occasion d'en parler mercredi, lors d'une réunion de crise organisée à la Maison Blanche. Le président a reconnu sur CNBC qu'il était "exaspéré", ce que n'a pas manqué de tweeter son équipe de communication. Il a également souligné que Wall Street ferait mieux de "plus d'inquiéter"...


    On s'explique. Le "shutdown", terme américain qui désigne la fermeture partielle des services fédéraux, marque le pic de 33 mois d'affrontements sur le budget entre démocrates et républicains. Ces derniers ont repris le contrôle de la Chambre en janvier 2011, avec des dizaines d'élus de la mouvance populiste Tea Party. Ceux-ci insistent pour voter un budget qui reviendrait, d'une manière ou d'une autre, sur la réforme de l'assurance-maladie, pièce maîtresse du bilan social du président et qui bénéficie du soutien indéfectible des démocrates.


    Malgré le chômage technique décrété pour environ 800.000 fonctionnaires, le pays continue tout de même de tourner: le coût du shutdown est évalué à 300 millions de dollars par jour. Pas énorme pour un Etat comme les États-Unis, contrairement à une impasse persistante sur le relèvement du plafond de la dette. Les circonstances font que les parlementaires doivent dans le même temps trouver un accord là-dessus.


    Il reste 30 milliards au Trésor américain


    Car le débat du plafond est complètement indépendant. Aux Etats-Unis, il existe un seuil limite de la dette, qui ne peut être franchi sans accord du Congrès. Fixé à 16.700 milliards de dollards, il sera dépassé le 17 octobre. Une fois atteint, le pays ne pourra plus honorer ses créanciers en utilisant les marchés financiers. Pour faire simple, l'Etat sera obligé de lever en urgence la plupart des impôts, tout en réduisant drastiquement les dépenses publiques. S'il ne parvient à récolter l'argent nécessaire, les impayés s'accumuleront et l'Etat fera faillite.


    Le secrétaire au Trésor Jacob Lew s'est saisi du débat mardi soir. Il craint qu'avec le "shutdown", les membres du Congrès n'aient plus le temps de s'entendre sur le relèvement du plafond. "Il nous restera 30 milliards de dollars de trésorerie pour honorer les engagements de notre pays", a-t-il écrit dans une lettre adressée aux parlementaires. Ce montant est "bien en-dessous" de ce que peut parfois dépenser le Trésor en une seule journée, c’est-à-dire "jusqu’à 60 milliards de dollars", poursuit-il.


    Le problème, c'est que le Chambre des représentants (partie basse du Congrès) est à majorité républicaine et se montre toujours inflexible: pas de mouvement tant que les démocrates n'auront pas fait de concessions sur l'Obamacare et la réduction des dépenses publiques, qu'ils jugent trop élevées. On est donc exactement dans les mêmes conditions qui ont conduit au "shutdown". Des parlementaires, tels Tom Coburn et Richard Durbin, prédisent d'ailleurs une fusion des deux dossiers dans les deux prochaines semaines.


    Pour le représentant républicain Paul Ryan, lier les deux questions permettra de mettre en place "un mécanisme pour forcer" la conclusion d'un accord. "La plupart des accords budgétaires par le passé contenaient un relèvement du plafond de la dette, a expliqué l'ancien colistier de Mitt Romney. Ces propos laissent penser que la fermeture des services fédéraux devrait se prolonger pendant les deux semaines qui viennent jusqu'à la date butoir du 17 octobre


    Déjà 5 défauts pour l'Etat américain


    Si les politiques jouent à se faire peur sur le sujet, il y a de fortes chances pour que l'un des camp craque avant l'ultime seconde. Régulièrement, démocrates et républicains se lancent dans un grand bluff, accusant tour à tour l'adversaire de mettre en balance le financement de l'Etat. En 2011, le plafond avait été relevé à la dernière seconde. La situation est donc réccurrente dans la vie politique et économique américaine. La preuve: des défauts ont toutefois déjà été enregistrés, à cinq reprises, dont la dernière fois en 1979.


    Au terme de négociations creuses, Washington avait retardé de plusieurs jours le remboursement de certains créanciers, avant un accord a posteriori. C'est une des solutions qui sera certainement retenue si l'Etat fait défaut le 17 octobre. Avec un risque évident: entacher la crédibilité américaine sur les marchés. La puissance des organismes financiers est beaucoup plus décisive qu'à la fin des années 1970.


    Imaginons un instant que les Etats-Unis annoncent un retard sur leurs créances... Les agences de notation financière dégraderaient immédiatement la note souveraine de l'Etat. De AAA chez Moody's et Fitch (AA+ chez Standard & Poor's), meilleure note possible, elle passerait à des niveaux spéculatifs similaires à la Grèce. Les taux d'emprunt américains exploseraient instantanément. Les Etats-Unis se transformeraient alors en "mauvais payeurs": une situation inédite pour la première économie du monde.

     

    Le shutdown, à côté, c'est de la petite bière...

     


     

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    » Pourquoi Obama a tout intérêt à laisser traîner le "shutdown"

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    Paralysie du budget fédéral étasunien. Quelles conséquences pour l’Occident ?

    конгресс сша бюджет обама
    Télécharger le fichier audio

    « Arrêtez cette farce et votez » ! Ce mot d’ordre d’Obama qui est en réalité un défi explicitement lancé à l’intransigeance du parti républicain a été fidèlement repris par Le Nouvel Observateur samedi.

    Si la genèse de cette mauvaise intrigue sociale est d’une clarté cristalline – une bonne partie de la population américaine n’a ni l’envie, ni les moyens de se pourvoir de l’assurance maladie version Obamacare obligatoire à partir du 1 janvier 2014 – les véritables tenants et aboutissants de l’histoire mettent en relief les impasses grandissantes de l’économie américaine.


    Dans le compte-rendu qu’il dresse, le Nouvel Observateur formule deux constats clés qui expliquent tant l’enlisement des Républicains et d’Obama dans un conflit-chantage dont les fonctionnaires fédéraux sont les premières victimes que les inquiétudes de tous les médias occidentaux face à une situation qui déborde sur le sort de la zone euro.


    - Primo, il se fait que « les USA doivent atteindre le plafond de leur dette, actuellement située à 16.700 milliards de dollars le 17 octobre et le Congrès doit approuver un relèvement de ce plafond pour éviter un défaut de paiement aux conséquences potentiellement catastrophiques ». L’endettement des USA est tel que, vulgairement parlant, le pays ne peut plus payer l’ensemble de ses fonctionnaires, entre autres « quelques 400.000 employés de la Défense ».


    - Secundo, de deux maux, il convient de choisir le moindre. Selon Obama, « pour aussi dangereuse que soit la paralysie budgétaire, une paralysie économique à la suite d’un défaut de paiement serait bien pire ». L’économie américaine est donc tombée dans le piège qu’elle s’était tendue elle-même il y a bien des décennies de là et qui a progressivement mis à mal tous ses moyens de régénérescence. Réduire massivement le nombre de fonctionnaires n’est pas une solution. Les payer en bonne et due forme est à ce stade mission impossible. Leur imposer un régime d’austérité des plus sévères ne rime à rien puisque celui-ci conduirait à terme à des émeutes sociales de taille. L’impasse est là, tout un univers budgétaire jusque là invincible est en passe de sombrer. Que faire ou plutôt quels nouveaux palliatifs inventer ?

     

    La turbulence budgétaire des USA est contagieuse. C’est pour cette raison qu’elle préoccupe tant les économistes occidentaux, surtout que le piège des endettements « boule-de-neige » est aussi une réalité L’intervention de M. Jacques Sapir sur nos ondes confirme cette réalité embarrassante. En voici un extrait représentatif.


    La VdlR. M. Sapir, j’aimerais bien savoir votre opinion sur les effets immédiats pour la Communauté internationale et surtout pour l’économie mondiale d’un scénario selon lequel les Républicains, les Démocrates et M. Obama ne se mettront pas d’accord ? Encourra-t-on alors le risque d’un default généralisé ? Et qu’en sera-t-il des engagements financiers américains à l’échelle internationale ?


    Jacques Sapir. « Evidemment, la perspective d’un default des USA est une perspective cauchemardesque pour le reste du monde. C’est pour cette raison que je suis persuadé que l’on trouvera, à la dernière minute, un compromis et que l’on va augmenter le plafond de la dette. Maintenant, il faut comprendre que tout ce problème budgétaire qui devient de plus en plus grave, de plus en plus pressant depuis ces derniers mois, aura des conséquences économiques sur l’ensemble du monde. Pourquoi ? Parce que l’administration américaine ne sera pas capable de passer à temps toute une série de contrats aux petites et moyennes entreprises. Il y a quelque chose de très important aux USA, ce que l’on appelle le Small Business Act, qui fait qu’entre 20 et 40 % des contrats vont nécessairement aux petites et moyennes entreprises en question. Or, comme il y a une paralysie de l’administration, ces contrats ne sont actuellement pas passés, ils ne seront pas passés durant le mois d’octobre et probablement pas durant le mois de novembre. On a déjà calculé que le choc sur l’économie des USA sera extrêmement important. On s’attend à ce qu’au troisième et au quatrième trimestre, les USA fassent une croissance de 1,2 % au lieu de faire la croissance de 2,2-2,4 % qui était prévue jusqu’ici. Or, ce ralentissement brutal de la croissance lié à ce problème budgétaire et fiscal aura un impact important tout d’abord sur l’Europe qui est à l’évidence une zone très fragile ayant le plus besoin de la croissance américaine et qui donc est une zone où tout ralentissement de l’économie américaine aura des conséquences extrêmement importantes, mais aussi sur les pays émergents parce que ces derniers vendent leur production, que ce soit des biens manufacturés ou des matières premières à l’Europe et aux USA. A ce moment-là, on verra que le niveau général de la demande mondiale va relativement se contracter au cours du dernier trimestre. Les conséquences à prévoir pour l’économie mondiale seront d’autant plus importantes qu’un pays émergent sera plus exportateur qu’un autre, fait crucial pour la Chine, pour la Russie, pour le Brésil, etc.


    La VdlR. Quelle est la réaction des marchés européens à la crise américaine ? Qu’en est-il du cours de l’euro ?


    Jacques Sapir. Aujourd’hui, les marchés financiers sont inquiets mais ils considèrent qu’un compromis est pour l’instant probable. Je crois que la très grande nervosité des marchés financiers n’apparaîtra que si on ne voit pas d’issue se profiler d’ici le 12-13 octobre, parce qu’à partir de ce moment-là on va se rapprocher de plus en plus de la date limite à laquelle il faudrait augmenter le plafond de la dette. Maintenant, il faut comprendre que, mettons, la valeur de l’euro n’est pas essentiellement liée aux oscillations du dollar. C’est aussi le problème d’une demande pour l’euro qui est en jeu. Comme l’UE a très fortement réduit ses importations mais a maintenu ses exportations, il se fait qu’elle sera en manque car les autres pays qui achètent sa production ont besoin d’euros pour la payer et c’est là que, bien entendu, l’euro est poussé à la hausse. Donc, il y aura pour quelques semaines, voire quelques mois une tendance haussière de l’euro, mais qui ne renvoie absolument pas à la stabilité financière intrinsèque de la zone euro ou au problème du dollar qui est purement un phénomène technique et au-delà va se reposer tout le problème de la crise de la zone euro qui n’est toujours pas résolu et celui de la crise américaine. En conséquence, nous allons connaitre au début de l’année 2014 une très grande instabilité dans le domaine monétaire et c’est quelque chose qui a de quoi effrayer tous les pays émergents.


    La VdlR. Peut-on supposer que 2014 va de ce fait, par enchaînement d’effets secondaires, hâter la fin de l’euro ?


    Jacques Sapir. Je pense que l’euro est condamné. La question qui se pose à l’heure actuelle est une question éminemment politique. Est-ce que les Etats qui constituent la zone euro, leurs gouvernements, sont prêts à dire : « il vaut mieux dissoudre dans le calme l’euro, revenir à nos monnaies nationales mais le faire de manière coordonnée en maintenant une coopération importante » (ce qui serait la meilleure des solutions) ou vont-ils laisser la crise aller jusqu’à son terme et, à ce moment-là, on aurait non pas une dissolution de l’euro mais une véritable explosion de l’euro. C’est cette dernière voie qui est pour l’heure suivie puisque dans différents pays on se refuse à aborder la question possible de la dissolution de l’euro et en même temps on voit de plus en plus de gens extrêmement sérieux, avec une très grande réputation, qui disent que ça ne peut plus durer de la sorte, il faut faire quelque chose. Il y a donc toujours la possibilité d’un retournement politique de dernière minute sur cette question. Pour vous dire le fond de ma pensée, les gouvernements européens ont un attachement irrationnel à la problématique de l’euro et qu’ils ne sont plus capables de faire un simple calcul du type coût-avantage qui au demeurant les conduirait à dissoudre la zone euro. Or, comme ils s’obstinent à ne pas vouloir le faire, il faut s’attendre à ce que la crise prenne des formes particulièrement violentes et qu’elle arrive à son terme vers la fin de 2014 ou le début de 2015 ».


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    Etats-Unis : Les banques se préparent à une panique bancaire selon le Financial Times

    Etats-Unis : Les banques se préparent à une panique bancaire, selon le Financial Times

     

     

    Selon les informations du Financial Times du 4 Octobre 2013, les banques américaines procèdent actuellement au remplissage de l’ensemble des distributeurs automatiques afin de prévenir des risques de panique bancaire.


    Par précaution, certaines banques ajoutent jusqu’à 30% de plus d’argent.


    Ces mesures sont prises dans le cas où l’arrêt du gouvernement fédéral se poursuivrait, mais également, dans le cas où aucune solution n’est trouvée pour un relèvement du plafond de la dette au 17 Octobre 2013. Scénario qui provoquerait certainement une ruée vers les distributeurs, bien que la Société Fédérale d’assurance des dépôts garantisse les dépôts bancaires jusqu’à 250.000 $.


    Les grandes institutions financières tiennent également des réunions quotidiennes d’urgence au sujet des mesures à prendre si les Etats-Unis ne trouvent pas d’accord sur le relèvement du plafond de la dette.


    A l’étude, des découverts temporaires gratuits pour les employés du gouvernement et pour les prestataires de la sécurité sociale.


    Sources : Financial Times / Le Journal du Siècle

     

     

    http://lesmoutonsenrages.fr/2013/10/07/etats-unis-les-banques-se-preparent-a-une-panique-bancaire-selon-le-financial-times/

     

     

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    Quelques minutes de vérité sur la Syrie

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    vidéo d'eva R-sistons

     

     

     


    http://unraleurdeplus.blogspot.fr/2013/06/obama-criminel-de-guerre.html

     

    La Trahison de Barack Obama (Syrie),

    vidéo 5 mn  

    tout est dit sur cette sale guerre sous faux prétexte

     

     

     

     


     

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    Le manque de sommeil fait grossir

    Le manque de sommeil fait grossir  
    IRIB-Le manque de sommeil peut provoquer des changements dans l'activité du cerveau, comme manger davantage, selon une étude publiée dans la revue scientifique Nature Communications. 

     

    Des études avaient déjà trouvé une corrélation entre la diminution de la durée du sommeil et l'augmentation rapide de l'obésité dans les pays industrialisés. Mais les scientifiques étaient jusqu'à présent incapables d'expliquer pourquoi.  

    En utilisant des appareils IRM, une équipe de l'Université de Californie a étudié le cerveau de 23 personnes privées de sommeil. L'activité cérébrale de ces personnes a été examinée à deux reprises, après une nuit complète de sommeil et après une nuit pendant laquelle ils n'avaient pas pu fermer l'oeil.  


    A la recherche des aliments les plus caloriques


    Chez les personnes privées de sommeil, des perturbations ont été observées dans les régions du cortex évaluant la satiété, alors qu'au contraire les zones associées aux envies irrésistibles étaient fortement stimulées. 


    "Nous avons fait une autre découverte intéressante, c'est que les aliments les plus caloriques étaient particulièrement recherchés par les personnes privées de sommeil" précise Matthew Walker, l'un des coauteurs de l'étude. "Toutes ces découvertes peuvent potentiellement expliquer le lien entre le manque de sommeil, le gain de poids et l'obésité", a-t-il ajouté. 


    Il estime qu'un sommeil suffisant "pourrait permettre de mieux contrôler son poids, par le biais des mécanismes cérébraux régissant des choix alimentaires appropriés". 


    Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), plus d'un tiers des adultes de plus de 20 ans dans le monde étaient en surpoids et 11% obèses en 2008. Le nombre de personnes en surpoids a doublé depuis 1980, atteignant 1,4 milliard d'adultes en 2008.


     

    http://french.irib.ir/info/sant%C3%A9/item/269121-le-manque-de-sommeil-fait-grossir?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

     

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    http://ecolecontestendanger.centerblog.net/106-solidarite

    Solidarité

    100 sites de consommation collaborative

     

     

    6 août, 2013

    Posté par Benji sous Se préparer pour "après"  
    C’est le genre de liste qui est toujours utile, si quelqu’un souhaite la compléter et y rajouter des liens, il est le bienvenu! ;)
    Voici une première tentative (à ma connaissance) de création d’une liste d’initiatives françaises (ou ayant des activités en France) pouvant se rapporter à la Consommation Collaborative. Même si cette liste vise une certaine exhaustivité, elle est évidemment incomplète et des précisions mériteraient d’être apportées pour mettre en lumière les différences entre les services. Le parti pris a été d’inclure des initiatives se situant aux limites de la consommation collaborative mais qui méritaient d’être mises en avant pour l’innovation sociale qu’elles représentent. N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce parti pris d’ailleurs.

    Nuage-Collaboratif
    Cette liste a été établie de manière collaborative avec le collectif OuiShare

    Alimentation

    Achat groupé direct au producteur

    Don / Vente de produits issus de son jardin

    Colunching

    Cours de cuisine collaboratifs

    Votre propre menu à la carte d’un restaurant
    Recevez / Allez manger chez des locaux

    Petits plats fait maison

    Rencontres et partage culinaire

    Jardinage

    Location/Revente/Don/Echange/Troc/Envoi de biens matériels

    Location d’objets entre particuliers

    Location d’espace de stockage

    Location de machines à laver entre voisins

    Location d’outils

    Echange/Troc d’objets

    Echange définitif de maisons

    Troc dynamique

    Vide-Dressing

    Troc de fringues

    Recycler vos propres vêtements
    Prêt d’objets

    Livres

    Don d’objets

    Envoyer ses lettres et colis entre particuliers

    Transport

    Location de voitures entre particuliers

    Autopartage

    Covoiturage

    Covoiturage de colis

    Transport adapté, partagé et insertion

    Parking chez l’habitant

    Partage d’informations sur le stationnement

    Communauté d’écomobilité

    Voyages

    Location de logement chez l’habitant

    Couchsurfing

    Manger chez un local

    Vivre des expériences de tourisme avec des locaux

    Organisation de voyage collaboratif

    Partage d’expériences de voyage

    Echange de Maisons

    Echange d’appartements entre étudiants

    Accessoires et cadeaux

    Tous types d’artisanat

    Location de sacs à main et accessoires de mode

    Location de lunettes

    Location d’équipement pour enfants

    Location de jouets

    Location d’équipement

    Finance collaborative

    Financement collaboratif de projets (Crowdfunding)

    Prêt entre partiuliers

    Echange / Troc de services

    Se rendre service à proximité
    Garde d’animaux entre particuliers
    Communautés

    Echange / Troc de Compétences

    Echange de biens et de services entre entreprises

    Education Collaborative

    Suivez les cours d’un expert : « l’université 2.0″

    Suivez les cours d’un mentor par vidéo-bulle

    Habitat

    Colocation

    Contruction d’habitat participatif

    Voisinage

    Coworking et Partage de Bureaux

    Partage de bureaux

    Espaces de coworking

    Recyclage

    Partage de gestes et idées écologiques

    Plateforme BtoB

    Réseau social

    (Publiée une première fois en Juin 2011 et actualisée trente fois depuis)
    Retrouvez les sur Facebook
    Liste trouvée sur actuwiki.fr
    13

    4 réponses à 100 sites de consommation collaborative

    j’entends de plus en plus parler de S.E.L pour le troc mais jamais du J.E.U qui est encore plus subversif, je trouve.
    le jeu en attendant que les consciences soient mures pour abandonner définitivement toute forme de monnaie, ca serait déjà pas mal.
    .
    http://lesmoutonsenrages.fr/2013/08/06/100-sites-de-consommation-collaborative/

    .


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    L' Iran n'a jamis attaqué personne !

     

    L'Iran ne menace personne,

     

    contrairement à ce que disent les médias

     

    ou même les Gouvernements.

     

    C'est un mensonge !

     

    En voici la preuve =

      

     

     

    http://www.europalestine.com/spip.php?article7533

    .


     

     

     

    Iran_versus_USA_attaques_d_autres_pays-99b0d.jpg..

     

     

     

     

    atlantisme-aspecta.jpg

    .

     

     

     

    ALERTE !

    ATLANTISME 

     

    .

    L'Atlantisme est un courant politique 
    conceptualisé au début de la guerre froide 
    qui prône une alliance militaire centrée 
    sur les États adjacents à l'océan Atlantique Nord 
    et, par extension, entre l'Europe et l'Amérique du Nord 

    Cette alliance s'accompagne d'une coopération 
    dans les domaines politiques, économiques et culturels

    Le philosophe  Manuel de Diéguez
    décrit sa perception de l'atlantisme 
    dans un article du 20 juillet 2013
    paru sur son site et intitulé

    Cet article a été écrit pour analyser
    les conséquences subies par peuples 
    des états qui ne seraient pas soumis
    à l'architecture du bloc Euro-Atlantiste
    tel qu'il est énoncé par Pierre Hillard
    Il traite de L'avenir intellectuel et politique 
    de l'Europe et de la France particulièrement
    face a la domination sans partage
    de l'Empire américain

    C'est plus que jamais d'actualité
    d'autant que cette idéologie est massivement 
    relayée par des médias aux ordres
    afin d'imposer ses fondamentaux
    comme le dénonce Guillaume de Rouville
    régulièrement sur son site

    révèle le rôle avéré des Etats Unis
    lors de la création de l'union Européenne
    reprenait une enquête exclusive du magazine Historia 
    afin d'étudier le dossier des origines américaines 
    de l'intégration communautaire intitulé
    lors d'une émission télévisée
    raconte comment Jean Monnet 
    qui était un agent américain 
    fut payé pour détruire les états européens

    De nombreuses voix s'élèvent 
    depuis très longtemps pour dénoncer 
    les effets de l’ingérence Atlantiste 
    sur la conduite de la politique Française

    Cet article n'a d'autre ambition
    que d'ajouter des doutes à propos
    de l'utilité pour les peuples libres
    d'être inféodés aux volontés de ces maitres
    qui ne savent respecter que leurs seuls intérêts
    ...

    Au détriment des nôtres !

    ASPETA

     

    .
    TAGS : Atlantisme, CIA, MF Garaud, F Asselineau,
    Pierre Hillard, Guillaume de Rouville, Manuel de Dieguez,
    France, Etats-Unis, Aspeta, Chantal Dupille

     

     

    Anciens articles :

     

    .Etats-Unis-imperialisme.jpg

     

     

    ..

    Voir aussi =

     


    De Gaulle appelait l'Europe à se débarrasser de la domination américaine

     

    HIROSHIMA, 6 AOUT 1945 : 68e ANNIVERSAIRE DU PLUS GRAND CRIME DE GUERRE DE L’HISTOIRE

     

    La dangereuse dérive de la « démocratie » américaine

     

     

    La dangereuse dérive de la « démocratie » américaine

     

    Pour ceux qui en douteraient encore, la démocratie n’existe plus depuis bien longtemps quel que soit le pays, même en France!  Mais c’est des USA qu’il s’agit ici, et cette analyse est très intéressante, je ne pouvais que relayer celle-ci et vous la soumettre..



    antiusa

     

    Depuis 1945, nous avons pris l’habitude de considérer des Etats-Unis comme la première des démocraties, par la taille comme par l’exemplarité. Si cette appréciation a longtemps été juste, elle n’a malheureusement plus lieu d’être aujourd’hui, tant la situation a changé outre-Atlantique et ne cesse de s’éloigner des critères qui fondent ce système politique.

    En effet, de nombreuses évolutions, consécutives à la nouvelle législation adoptée suite aux attentats du 11 septembre 2001, afin de renforcer la sécurité du pays par tous les moyens, ont progressivement éloigné les Etats-Unis du modèle démocratique qu’ils revendiquent. Sur le plan intérieur, les nouvelles lois antiterroristes adoptées sont attentatoires aux libertés civiles et confèrent à l’Amérique, par de nombreux aspects, les caractéristiques d’un Etat policier. Sur le plan extérieur, l’unilatéralisme et le mépris du droit international de Washington expriment un égoïsme et une tendance hégémonique de plus en plus préoccupants.

    Une société surveillée

    Fin juin 2013, Edward Snowden, ancien cadre de la CIA et consultant pour la NSA – via le cabinet Booz, Allen & Hamilton – révèle à la presse, documents à l’appui, que l’agence américaine développe depuis plusieurs années un programme de surveillance et d’accès aux données personnelles des internautes stockées sur les serveurs des grands groupes de communication américains – fournisseurs d’accès ou de messagerie – Microsoft, Yahoo, Facebook, Google, AOL, Skype, YouTube et Verizon.

    Ce programme, qui a pour nom de code Prism, correspond à une véritable mise sous surveillance de la population américaine et de tous les étrangers, vivant, séjournant ou échangeant avec les Etats-Unis. Il collecte, au nom de la lutte antiterroriste, les métadonnées (numéro appelé, durée de l’appel, etc.) de communications de centaines de millions d’individus avec l’autorisation d’une cour secrète.

    A travers Prism, et contrairement aux dénégations de pure forme des autorités de Washington, tous les citoyens américains sont traités comme des terroristes potentiels. 100% des communications sont enregistrées – y compris les contenus – quels que soit les médias (téléphonie fixe et mobile, internet, etc.) et, en cas de besoin, les autorités vont piocher dans ces données.

    Or Prism n’est qu’une des multiples facettes du programme de surveillance interne mis en place par la NSA. En effet, les Etats-Unis disposent de moyens colossaux, financiers et techniques, pour scruter les activités de leurs citoyens.

    Ainsi la police américaine amasse des millions de données numériques sur les déplacements des véhicules qui circulent dans le pays dans d’immenses bases de données. Elles sont obtenues grâce à des dizaines de milliers de scanners automatisés, installés sur des véhicules de police ou répartis un peu partout sur le territoire américain, sur des ponts ou des édifices. Dans un rapport publié mercredi 24 juillet 2013, l’American Civil Liberties Union (ACLU) affirme qu’ils permettent d’enregistrer la plaque d’immatriculation et des images des véhicules qui passent ou qui sont garés. Les polices envoient ensuite ces informations dans des banques de données qui peuvent être consultées des semaines, voire des années plus tard. Cette surveillance, permet notamment aux autorités de savoir où une personne s’est rendue durant une journée précise, même si cette personne n’a commis aucun acte illégal. Les responsables de l’application de la loi affirment que cette pratique est légale et qu’elle permet d’appuyer les policiers dans leur travail. Cela laisse songeur.

    Autre exemple : le Pentagone a récemment décidé d’exploiter deux ballons espions au-dessus de Washington DC à des fins de surveillance permanente. Dotés des technologies dernier cri, ils sont capables de couvrir des milliers de kilomètres de la Caroline du Nord jusqu’aux chutes de Niagara et de « screener » des millions d’Américains ; ces ballons peuvent rester dans le ciel pendant un mois sans avoir besoin d’être ravitaillés.

    Si l‘on ajoute à cela que, depuis quelques années, l’utilisation des drones à des fins de surveillance intérieure se développe et que, surtout, les données personnelles des citoyens (fichiers bancaires, de santé, de sécurité sociale, universitaires, données fiscales et judiciaires, etc.) sont très peu protégées outre-Atlantique, force est de reconnaître que la société américaine une est devenue une société surveillée. Ce que George Orwell prévoyait pour 1984 est finalement en train de devenir réalité, 40 ans plus tard.

    Un « habillage » pseudo-démocratique

    Depuis plus de dix ans, les autorités politiques se sont donc peu à peu arrogé tous les pouvoirs et ont considérablement réduit la sphère privée. Comment de telles dérives sont-elles légalement possibles ? Pourquoi la population les accepte-t-elle sans broncher ? Le gouvernement fédéral procède de deux façons complémentaires :

    - d’une part, il « vend » à la population cette démarche comme étant indispensable à sa sécurité face aux terroristes. Il sur-communique sur la menace – certes bien réelle – mais en l’amplifiant largement. Par ailleurs, il vante l’efficacité de son système et en annonce, de temps à autre, les « succès ». Cette démarche fonctionne, notamment parce que dans les sociétés de consommation post-industrielles en crise, les citoyens ont été remplacés par des consommateurs lobotomisés, préoccupés d’abord de leur propre bien-être (consommation et sécurité). Et en ce domaine, les Etats-Unis sont en avance sur l’Europe.

     

     

     

    - d’autre part, les autorités s’attachent à donner « habillage » légal à leurs transgressions de la constitution[1] et des libertés civiles, ce qui est le premier signe d’un Etat policier. Pour pratiquer sa surveillance intrusive sans entrave ni risque de poursuite pénale, la NSA s’appuie sur les lois de 1978 et sur la législation adoptée en octobre 2001 (Patriot Act) et 2008 sous George W. Bush, et qui a été reconduite par Barack Obama en décembre 2011.

    Ainsi, lors de la révélation du programme Prism, le président Obama et les représentants du Sénat chargés de contrôler les activités les services de renseignement, ont justifié ces pratiques au nom de la sécurité nationale. Plus grave, la Chambre des représentants américaine a rejeté à une courte majorité, mercredi 24 juillet 2013, un amendement déposé par un jeune élu républicain du Michigan, Justin Amash. Ce texte visait à mettre un terme au financement du programme de surveillance de la NSA aboutissant à la collecte de données téléphoniques de millions d’Américains. Cet amendement était soutenu par une coalition hétéroclite d’élus allant des conservateurs du Tea Party aux démocrates les plus à gauche. Il a été rejeté par 217 voix contre et 205.

    Que penser de Snowden : traître ou héraut ?

    S’il a clairement transgressé les règles de confidentialité qui lui étaient imposées, Edward Snowden n’a rien d’un traître. A la différence de Bradley Manning[2], les révélations qu’il a faites et les documents qu’il a transmis à la presse ne sont pas encore dommageables pour la politique étrangère américaine, car tous les milieux spécialisés internationaux étaient au courant de cette boulimie d’écoutes de la NSA, sur son propre territoire comme à l’étranger. La motivation principale de Snowden n’est ni la vengeance, ni la recherche de la notoriété, et les risques qu’il a pris sont énormes. Son but, c’est la dénonciation des dérives qu’il a observées et dont il ne veut pas être complice. A ses yeux, le système américain est en train de devenir fou et doit être repris en main. Sa transgression a donc été utile, à la différence de celle de Manning, qui a commis un acte bien plus grave pour la sécurité nationale des Etats-Unis en révélant une quantité très importante de documents confidentiels, avec l’évidente volonté de nuire.

    De plus, la démarche de Snowden met en lumière un second fait connu généralement des seuls spécialistes : depuis l’intervention en Afghanistan (2002) et l’invasion de l’Irak (2003), les prestataires privés (Contractors) ont prospéré dans tous les domaines relevant traditionnellement des armées et des services spéciaux. En confiant de nombreuses tâches de renseignement intérieur et extérieur à des sociétés et des individus sans liens autres que contractuels avec le gouvernement, l’administration a perdu une partie du contrôle sur leurs activités. Surtout, en créant, un immense secteur économique dépendant des programmes de sécurité américains, cela a donné naissance à de nouveaux acteurs qui semblent bien avoir remplacé le lobby militaro-industriel américain comme premier influenceur de la politique de sécurité nationale… et ses dérives.

    Quelle est l’efficacité du système ?

    Au-delà des questions de violation du secret, une question demeure : ce système gigantesque et intrusif est-il efficace ?

    En premier lieu, il convient de rappeler que l’une des raisons du développement d’un programme de surveillance intérieure par la NSA vient du fait que les Etats-Unis ne disposent pas, à la différence des Etats européens, d’un véritable service de renseignement domestique, à l’image de la DCRI française, du MI 5 britannique, du BND allemand ou de l’AISI italienne. En effet, le FBI s’est opposé à la création d’un tel organisme qui lui aurait fait concurrence. Les tâches de surveillance du territoire ont donc été réparties entre le bureau fédéral – qui est surtout une police judiciaire – et la NSA.

    En second lieu, si ce système a certes pu déjouer plusieurs complots terroristes – c’est là l’argument avancé par les autorités pour justifier la surveillance électronique tous azimuts – personne ne parle des très nombreuses erreurs qu’il a engendrées et qu’ont eu à subir des citoyens innocents, ni de la réduction considérable de la sphère privée qu’il a provoqué.

    Enfin, il est intéressant de comparer le rapport coût/efficacité. Ainsi, on peut considérer qu’en matière de renseignement, Washington dépense à peu près 100 fois plus (budget) que ne le fait Paris et dispose de 50 fois plus de personnel dédiés au renseignement (fonctionnaires civils et militaires, Contractors). Or le système américain est-il 50 fois ou 100 fois plus efficace que celui de la France ? Evidemment non. Il ne l’est même pas 5 à 10 fois. Tout juste pouvons-nous considérer qu’il est un peu plus efficace. Cela  ne justifie donc en aucun cas les incroyables budgets accordés aux services et la restriction de la sphère privée.

    Une puissance sans aucun scrupule

    Parallèlement à la mise sous surveillance électronique de la population et du territoire américain, Snowden a confirmé que la NSA écoutait tous ses alliés, même les plus proches, en recourant à une gamme de moyens d’interception très variée. La presse européenne, puis les leaders politiques du vieux continent, ont aussitôt réagi, dénonçant ces pratiques qu’ils jugent déloyales, inadmissibles, et qu’ils semblaient découvrir.

    Pourtant, ces pratiques sont vieilles comme le monde, ou tout au moins comme la NSA créée en 1952. Ce second sujet est pourtant un faux problème et l’on ne peut légitimement pas reprocher aux Américains d’écouter leurs partenaires, même si ce n’est pas Fair Play. Ce type d’espionnage existe depuis la nuit des temps. Même s’il est toujours plus désagréable de se savoir écouté par un allié que par un ennemi, c’est une grande tradition du renseignement et des relations entre Etat et la NSA nous écoute depuis sa création, comme le fit avant elle l’AFSA[3].

    D’ailleurs rappelons-nous ce qui disait Churchill dans ses mémoires : « nous n’avons pas assez espionné l’armée française avant 1940, car elle était notre alliée. Si nous l’avions fait, nous n’aurions pas été surpris par sa déroute face à l’Allemagne et par les conséquences qu’elle a eu sur notre sécurité ». Ce en quoi, il avait entièrement raison. Ainsi, début 2003, la France, qui a été surprise par la déclaration commune de la quasi totalité de ses partenaires européens soutenant la décision américaine d’envahir l’Irak – ce qui fut un camouflet pour notre diplomatie – aurait mieux fait d’écouter ses partenaires de l’Union afin de déceler leur duplicité.

    Au demeurant, les écoutes et intrusions américaines dans nos communications et nos systèmes d’information stratégiques se font en partie avec notre collaboration ! Dès lors, que nous achetons logiciels, expertise et conseil à des entreprises américaines, que nos serveurs internet et Cloud Computing sont hébergés outre-Atlantique, et que nous leur confions le cryptage ou les tests de sécurité de nos systèmes d’information et de nos communications, il ne faut pas s’étonner que les Américains lisent en permanence ce que souhaitons protéger. Ce n’est donc pas eux qu’il convient de fustiger en la matière, mais au contraire l’inconséquence des dirigeants européens qui n’ont pas su développer des offres nationales concurrentes ou interdire la signature de tels contrats.

    Les arguments fallacieux des Américains

    Pour autant, dès lors qu’ils se trouvent en position d’accusés en raison des interceptions illégales à l’étranger, les Américains s’empressent de rétorquer que « tous les pays du monde font de même ». Ils ciblent en particulier la France en évoquant le dispositif mondial d’écoutes de la DGSE qu’ils ont baptisés Frenchelon. Or une telle argumentation est à la fois fausse et fallacieuse. Pourtant, certains journalistes français, totalement ignares en la matière et croyant détenir quelque scoop, se font les meilleurs avocats de cette désinformation américaine.

    Il faut d’abord rappeler que le réseau Frenchelon n’existe pas et que c’est une invention américaine. Nos « alliés » appellent ainsi les quelques stations d’écoute de la DGSE dans le monde depuis qu’ils ont été attaqués en 2003 par les Européens qui avaient dénoncé les écoutes de leurs communications et celles découvertes au siège de l’Union européenne. Certes, la DGSE dispose bien d’une dizaine de petites stations d’écoute dans le monde – en métropole, outre-mer et en Afrique – mais cela ne peut en aucune façon être comparé avec le dispositif américain. En France, approximativement 2 500 personnes se consacrent aux interceptions des communications internationales. Les Etats-Unis, eux, ont des centaines de stations d’écoute à la surface du globe, opérées par près de 100 000 personnes – incluant leurs alliés anglophones et les sous-traitants privés. Donc le rapport est de 1 à 50, voire plus entre le monde anglo-saxon et la France. Aussi, lorsque Washington recourt à l’argument de Frenchelon, c’est pour se dédouaner de leurs pratiques discutables aux yeux de l’opinion internationale.

    Sur le plan intérieur, il convient de rappeler que, la France est le pays européen qui dispose de la loi la plus restrictive en matière de protection des données personnelles, sous l’autorité de la Commission nationale informatique et liberté (CNIL). De plus, dans notre pays, depuis les dispositions de 1994 – préparées par Michel Rocard, suite aux dérives de François Mitterrand au cours de son premier mandat[4] – l’interception de correspondances privées fait l’objet d’un encadrement très strict. Ainsi, la loi est très scrupuleusement respectée. Certes, les dispositions antiterroristes dans le cadre de la loi Perben 2 autorisent à conserver les traces des appels, mais non les contenus, ce qui ne porte pas atteinte aux libertés privées.

    Surtout, la France ne dispose pas d’arrangements comparables à ceux qui lient l’administration américaine aux entreprises de téléphonie ou autres fournisseurs d’accès internet. L’Etat français, dans la majorité des cas, ne s’affranchit pas des règles de droit. Notre législation permet certes, qu’à partir du moment où un attentat de grande ampleur se prépare, que les juges anti-terroristes puissent mener des enquêtes très approfondies. Leurs moyens ont été accrus en ce sens depuis 2001, mais leurs investigations restent basées sur des suspicions raisonnables. Alors qu’aux Etats-Unis, point n’est besoin de suspicions ou d’un magistrat pour déclencher une surveillance. La France surveille les groupes et individus dangereux, mais dans les limites constitutionnelles. Notre pays réussi « endiguer » la menace terroristes sans entraver les libertés civiles.

    Les autres dérives condamnables

    Les pratiques de la NSA révélées au grand public par Edward Snowden ne sont pas l’unique signe de la préoccupante dérive des Etats-Unis. Elles ne font que venir s’ajouter aux autres mesures adoptées par Washington depuis la fin de la Guerre froide et illustrent l’inexorable dérive unilatérale de l’unique superpuissance planétaire :

    • développement de l’espionnage économique à partir du début des années 1990, ayant pour conséquence une perversion des mœurs commerciaux internationaux. A travers l’ingérence croissante des pratiques du renseignement dans les affaires, la loi de l’offre et de la demande s’applique de plus en plus imparfaitement ;
    • extraterritorialité du droit américain et de ses sanctions en matière commerciale[5] ;
    • refus de voir des militaires américains jugés par la Cour pénale internationale ;
    • instauration d’une « Guerre contre le terrorisme » (GWOT), inappropriée à la manière dont il convient de lutter contre ce qui est d’abord un phénomène de nature criminelle ;
    • rejet des lois de la guerre et des conventions de Genève à travers la création extralégale du camp de Guantanamo ;
    • multiplication des arrestations et des enlèvements extrajudiciaires (Renditions), en contravention avec le droit international et le droit local des pays dans lesquels ont eu lieu les opérations ;
    • transfert de prisonniers dans des prisons étrangères afin de pouvoir les interroger dans un cadre « non démocratique » ;
    • justification et légalisation de la torture dans le cadre de la guerre antiterroriste ;
    • traitement arbitraire et excessif des passagers aériens et des visiteurs étrangers lors des contrôles aux frontières ;
    • invasion illégale de l’Irak en 2003, malgré l’opposition des Nations unies, en s’appuyant sur des arguments erronés ou construits de toute pièce pour justifier leur action (mensonges et Spin Doctors) ;
    • multiplication des frappes de drones et des exécutions sommaires dans le monde, afin de démanteler les infrastructures terroristes, y compris au prix d’importants dommages collatéraux sur les populations civiles. Ces opérations ne font qu’augmenter le ressentiment à l’égard de Washington – et de l’Occident – et fournissent sans cesse de nouvelles recrues aux groupes djihadistes. Au demeurant, dans le cadre de ces actions, les Etats-Unis ont éliminé en toute illégalité plusieurs de leur propres ressortissants ayant rejoint Al-Qaida ;
    • acharnement démesuré contre Bradley Manning, certes totalement coupable d’avoir divulgué des secrets portant atteinte à la sécurité nationale de son pays. Mais le Pentagone et  et le gouvernement, le considérant comme « l’un des plus grands traîtres de tous les temps », s’acharnent sur lui d’une manière incompatible avec la démocratie[6] ;
    • soutien aux Frères musulmans et aux salafistes dans tout le Moyen-Orient et notamment en Syrie, dans le cadre des pseudo révolutions arabes ;
    • refus initial d’intervenir au Mali et de soutenir la France considérant que la sécurité des Etats-Unis n’était pas concernée par ce pays… avant de soutenir médiocrement l’action de Paris.

    *

    Mise sous surveillance de la population, écoutes accrues des alliés comme des concurrents étrangers, transgression du droit international, politique étrangère hasardeuse… force est de constater la dangereuse dérive des Etats-Unis. En raison de leurs comportements de plus en plus arrogants et unilatéraux, ils sont en train de devenir un véritable « Etat voyou », terme qu’ils ont inventé pour  discréditer certains de leurs adversaires ou des régimes totalitaires.

    Pourtant, cette idée a encore du mal à être acceptée par les observateurs, qui vivent toujours avec l’image des Etats-Unis « champions du monde libre et de la démocratie », comme ils furent face au totalitarisme soviétique. D’ailleurs Washington met en œuvre une très active campagne de communication pour que cette image perdure et pour justifier toutes ses transgressions au nom de la liberté et de la démocratie.

    Et cela fonctionne ! Ainsi, Barack Obama, a été lauréat du Prix Nobel de la paix après avoir été à peine élu et il dispose d’une image beaucoup moins négative que celle de son prédécesseur, G.W. Bush, que les medias prenaient plaisir à caricaturer. Or, sous les deux mandats d’Obama, les Etats-Unis ont été encore plus étroitement autoritaires, interventionnistes et violateurs des libertés civiles que pendant la période 2000-2008. Non seulement l’actuel président a poursuivi la politique de son prédécesseur – c’est-à-à dire la stratégie élaborée par les néoconservateurs – mais il l’a même accrue ! Guantanamo n’a pas été fermé, les frappes de drones ont considérablement augmenté et la surveillance électronique de la population n’a cessé de se développer.

    C’est pourquoi il y a des raisons d’être inquiet : la première puissance politique, économique, militaire et culturelle mondiale, « phare » de l’Occident, est en train de déraper. Les Etats-Unis étaient censés incarner l’essence même des valeurs occidentales de liberté, de progrès, de démocratie et donner l’exemple. Mais plus rien de tout cela n’est vrai, depuis 2001. L’image d’Epinal que nous avons de l’Amérique et de plus en plus profondément en décalage avec un réalité bien moins reluisante et beaucoup plus inquiétante.

     

    Peut être est-ce la plus grande victoire posthume de Ben Laden : avoir poussé les Etats-Unis sur une voie qui est dangereuse pour le monde et pourrait leur être funeste. Quand la première démocratie mondiale n’en est plus une, ce sont la paix et la sécurité mondiale qui sont menacées. Mais, bien évidemment, une telle analyse nous fera accuser d’antiaméricanisme…

     


    • [1] A partir du moment où une affaire est considérée comme liée au terrorisme, la Constitution ne tient plus.
    • [2] Jeune caporal de l’US Army à l’origine des fuites de Wikileaks.
    • [3] Armed Forces Security Agency : ancêtre de la NSA.
    • [4] Affaire de écoutes de la cellule élyséenne.
    • [5] Depuis la fin des années 1980, Washington a développé un arsenal législatif répressif afin de lutter contre l’expansion économique de ses concurrents. Les autorités américaines ont adopté une législation leur permettant de sanctionner certains comportements des concurrents des Etats-Unis, jugés injustes et déraisonnables par eux, et de prendre des mesures unilatérales de rétorsion. Ce sont les fameux articles 301, super 301 des Trade Acts et les lois sur les embargos.
    • [6] Ses conditions de détention sont abjectes : confinement 23 heures sur 24 pendant cinq mois, puis enfermement dans une cage ; obligation de dormir nu hormis le port d’une robe dite « anti-suicide » (alors qu’il n’a jamais parlé de se suicider !) ; réveil trois fois par nuit. Le rapporteur spécial de l’ONU, Juan Ernesto Mendez, parle d’un « traitement cruel, inhumain et dégradant ». Les États-Unis passent pour une nation de droits et de lois mais, pour Bradley Manning, ce n’est manifestement pas le cas.

    Source de l’article: cf2r.org

     

    http://lesmoutonsenrages.fr/2013/08/07/la-dangereuse-derive-de-la-democratie-americaine/

     

     

    Cliquer sur le lien ci-dessous =  

     

    L’Amérique discréditée : Un article d'une rare virulence de Paul Craig Roberts, ancien Secrétaire adjoint au Trésor de Ronald Reagan

     

    L’Amérique discréditée : Un article d'une rare virulence de Paul Craig Roberts, ancien Secrétaire adjoint au Trésor de Ronald Reagan

     


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    Dédiabolisé, qu’on vous dit ! - http://ragemag.fr/le-fn-ou-lidiot-utile-du-systeme-25040/

    | Accueil > « Que Faire ? » > Que Faire ? - n°06 - Février/Avril 2011

    F comme fascistes, N comme Nazis !

     

    par Cédric Piktoroff


     

    Pour différentes raisons, nombreux sont ceux parmi les journalistes, la classe politique de droite comme de gauche, et jusque dans la gauche radicale, qui pensent que le Front National ne peut plus être considéré comme un parti fasciste. Nous pensons qu’il s’agit là d’une grave erreur. Petit tour des arguments fréquemment rencontrés.


    Pourquoi dire que le FN est fasciste alors qu’il ne s’en revendique ni dans son programme ni dans ses discours ?


    L’erreur la plus répandue aujourd’hui consiste à prendre pour argent comptant la manière dont les fascistes se présentent, autrement dit à identifier davantage le fascisme à ce qu’il dit plutôt qu’à ce qu’il fait. Or, basés sur le rejet des valeurs universelles et l’exaltation des particularismes culturels, les mouvements fascistes sont plus disparates idéologiquement que tout autre mouvement politique. On ne peut donc comprendre leur développement qu’au sein de contextes historiques spécifiques, auxquels ils doivent s’adapter en permanence. C’est pourquoi, dans le développement d’un mouvement fasciste, l’action prime sur la doctrine.
    Pour les Fascistes italiens comme pour les Nazis, les idées ont pu jouer un rôle important à l’étape initiale de leur développement, les amenant à puiser dans chaque culture nationale les thèmes les plus à même de souder un mouvement dans une perspective de réunification, de pureté et de renaissance d’une identité retrouvée autour d’un homme providentiel. Mais pour franchir un cap et avancer vers un mouvement de masse, les pulsions et les passions mobilisatrices (subordination de l’individu à un groupe aux valeurs menacées de déclin, culte du volontarisme, de la violence et du chef…) offrirent davantage de cohésion que les dogmes. Simples outils de circonstance dans leur marche vers le pouvoir, leurs programmes restèrent flous et à géométrie variable [1].

    Il en va de même pour toute nouvelle version du fascisme. Devant œuvrer dans un contexte nouveau, l’héritage d’Hitler et de Mussolini pose un vrai problème pour les fascistes d’aujourd’hui, une filiation trop marquée risquant de les confiner aux marges de la vie politique. Dans l’objectif de faire du FN une véritable force populaire et indépendante, Le Pen insista pour que ses membres ne revendiquent plus ouvertement leur héritage nazi et collaborationniste. C’est cette quête de respectabilité que le FN n’eut de cesse d’affiner, présentant simplement ses militants comme des nationalistes préoccupés par l’immigration et le multiculturalisme : « Ni de droite, ni de gauche, français ! ».

    Comme tout mouvement fasciste, la base sociale principale du FN est la petite bourgeoisie déclassée que la crise plonge dans le désespoir et à laquelle il tente de donner une expression politique. Pour acquérir une audience, il est poussé à s’adapter aux références et aux préoccupations des petits commerçants, médecins, auto-entrepreneurs, petits bureaucrates et autres contremaîtres qu’il espère séduire.

     

    Le rôle de Marine Le Pen aujourd’hui est d’adapter davantage le profil du parti aux exigences du contexte actuel. Quitte à bousculer les vieilles antiennes du FN – sans néanmoins les abandonner – pour mettre l’accent sur des thèmes davantage dans l’air du temps : se référer à l’héritage gaulliste plus qu’à la collaboration, stigmatiser le musulman davantage que le juif, exalter une laïcité conquérante ou afficher une tolérance envers la loi Veil en passant quelque peu sous silence les revendications catholiques intégristes, transformer l’ultra-libéralisme des années 80 en protectionnisme défenseur des salariés nationaux et des services publics, etc. Ces nouvelles références peuvent même devenir une base doctrinale plus adéquate pour les nouveaux militants. Mais ce ravalement de façade ne supprime pas le fascisme, ça le dissimule.


     

     

    S’il veut gouverner, le FN devra tisser des alliances parlementaires. Cela n’altère-t-il pas son projet fasciste originel ?

     

    Bien qu’il leur fallut mettre l’accent à tel ou tel moment sur l’une ou l’autre de ces tactiques, Hitler comme Mussolini ont combiné la construction d’une force violente sur le terrain et la constitution d’une façade politique « respectable ». Dans des contextes différents, ces deux mouvements ont connu des courbes de développement semblables : construction de groupes de combats en réaction à la puissance des organisations ouvrières, recherche de support électoral et construction d’un mouvement de masse basé sur la petite bourgeoisie déclassée, ralliement de forces de la bourgeoisie jusqu’alors hésitantes et accession au pouvoir, destruction physique des forces du mouvement ouvrier et des acquis démocratiques. Les tentatives de coups d’Etat s’étant avérées infructueuses et la voie électorale insuffisante pour leur amener une majorité de voix, Hitler comme Mussolini sont d’abord arrivés aux affaires par des alliances parlementaires avec des partis libéraux et conservateurs, dont ils se sont débarrassés une fois leur pouvoir consolidé. En Janvier 1933, le mois où Hitler fut nommé chancelier, le socialiste Hilferding proclama « la chute du fascisme », assurant que « la légalité sera sa perte » [2]. Hilferding mourut 8 ans plus tard entre les mains de la Gestapo et sa femme fut assassinée à Auschwitz. Loin de le supprimer, le légalisme est un élément de la stratégie du fascisme dans sa marche vers la prise du pouvoir.

    Les années 20 et 30 furent marquées par des périodes de polarisation aigüe, et le fascisme prit son essor à travers la peur qu’inspira à la petite bourgeoisie puis au grand capital la poussée révolutionnaire du mouvement ouvrier. Aujourd’hui, les fascistes ont pris acte d’un changement stratégique fondamental : ils doivent d’abord rechercher la respectabilité électorale avant d’espérer pouvoir transformer leur soutien en mouvement de masse. Avant de viser à rassurer les capitalistes en leur montrant qu’ils peuvent gouverner le pays en défendant leurs intérêts, la recherche d’audience électorale constitue pour les fascistes, plus encore qu’hier, une condition pour pouvoir construire un mouvement populaire et indépendant. Pour le noyau fasciste qui dirige le FN, la possibilité d’une stratégie plus brutale reste ouverte, lorsque les circonstances se montreront plus favorables. L’accent mis sur l’activité électorale plutôt que sur les méthodes violentes est davantage une stratégie imposée par la situation qu’une remise en cause des buts poursuivis.

     

    N’y a-t-il pas à côté du Front National une multitude d’organisations qui répondent davantage à la définition du fascisme ?


    Il existe certes des groupuscules radicaux et des bandes de nazis-skins adeptes des « Sieg heil ! » bras tendus. Mais, des Nazis, ils retiennent surtout le folklore et la culture de la violence, très peu la fonction que ceux-ci ont été capables de remplir dans la guerre entre les classes. Les équivalents fonctionnels des nazis aujourd’hui, ceux qui sont les plus à même de pouvoir créer un mouvement de masse, portent bien plus souvent des costumes Versace que des croix gammées tatouées sur la poitrine. D’ailleurs, on voit bien qui constitue le pôle d’attraction : si l’on peut encore croiser des nazis-skins dans les défilés du FN, on a peu de chances de voir Marine Le Pen débarquer dans un concert de Oï ! [3]

    Pour prendre le pouvoir, le fascisme a besoin d’un parti de masse. Mais la construction d’un parti de ce type est un chemin sinueux qui exige beaucoup d’habileté pour passer de l’état de groupuscule idéologique à l’étape de l’enracinement dans le système politique. La création du FN en 1972 a permis l’unification de différentes familles fascistes derrière un chef hégémonique. Comme les mouvements fascistes traditionnels [4], le FN est le creuset dans lequel s’exprime des tensions permanentes entre des ailes portées par la volonté de construire un parti d’activistes militants et celles mettant principalement l’accent sur l’activité électorale. C’et ce qui a conduit par exemple à la scission de Bruno Mégret et à la création du MNR (même si celui-ci pouvait paradoxalement avoir le soutien de courants parmi les plus « durs » idéologiquement). Le FN a connu une kyrielle d’autres scissions donnant lieu à la création d’organisations cherchant à contester l’hégémonie du FN sur la nébuleuse fasciste [5]. Les motifs de ces scissions ne sauraient être expliquées par un degré de conviction moindre ou supérieur dans les idées fascistes. Enrobées de querelles idéologiques, elles furent tantôt le fait de notables davantage intéressés par la défense de leur sièges qu’à la construction d’un parti militant, tantôt de militants soucieux d’occuper davantage le terrain de l’activité extra-parlementaire.

    En interne, si les scissions ont pu miner le parti financièrement et le délester de plusieurs milliers de militants, elles sont loin de l’avoir affaibli d’un point de vue qualitatif. Si Mégret a emmené avec lui en 1999 une bonne partie des cadres de l’appareil (dont 150 des 275 conseillers régionaux), la majorité de la base militante est restée fidèle à Le Pen. L’épuration des éléments les moins déterminés à forger un noyau fasciste militant a ainsi permis d’accentuer la discipline et la cohésion de la base populaire autour du chef. L’écrasante majorité des élus renégats a en revanche abandonné le MNR depuis, confiné aujourd’hui à une existence marginale. Dans la construction d’un parti fasciste, le culte du chef est un outil bien plus stable que la conquête de positions institutionnelles.

    À l’extérieur, on ne peut pas dire non plus que le FN soit sérieusement menacé par la concurrence. Des groupes fascistes tournés vers l’activisme peuvent rencontrer un petit écho, notamment dans la jeunesse issue des milieux traditionnalistes. Actuellement, plusieurs groupes parmi les plus radicaux s’emploient ainsi à œuvrer à l’extérieur du FN pour monnayer leur place dans les rapports de forces au sein de la nébuleuse fasciste (Bloc Identitaire, Troisième Voie, Nationalistes autonomes...). Aujourd’hui, le FN n’y est plus aussi hégémonique que par le passé. Mais, en dernière instance, le FN a toutes les chances d’être le principal bénéficiaire de cet activisme car cela crée un climat que celui-ci pourra capitaliser aux élections puis en termes militants bien plus que tout autre parti. Si l’approfondissement de la crise et les succès que pourraient rencontrer les courants fascistes favoriseront les pressions à l’unification dans un mouvement toujours plus populaire et plus militant, le FN reste en tout cas le parti qui donne le ton.


     


    Mais un certain nombre d’adhérents et les gens que le FN cherche à recruter ne se reconnaissent pas dans l’héritage fasciste ou nazi…


    L’activité électorale constitue pour les fascistes un moyen d’élargir leur audience et leur base sociale. À condition d’utiliser une tactique adaptée à leurs objectifs qui, à la différence des partis bourgeois, implique de construire un parti de masse.
    Durant les élections présidentielles en 2002, après avoir mis en avant une image polissée au premier tour et parfaitement conscient qu’il ne pourrait élargir sa surface électorale, le FN se recentra à fond sur la question de l’immigration au deuxième tour, mobilisant des références à la sémantique traditionnelle du fascisme afin de radicaliser et fidéliser son électorat. Parmi les électeurs qui avaient déjà franchit une importante barrière psychologique en votant pour un parti « diabolisé », il s’agissait d’inciter ceux qui ne se sentaient pas effrayés par des idées un peu plus ouvertement fascistes à se rapprocher du FN. L’activité électorale des fascistes dévoile ainsi son véritable objectif : transformer des fractions de son électorat en force militante.

    La stratégie de respectabilité développée par le parti lui a permis de multiplier largement ses effectifs depuis sa création. 17 068 membres ont voté au congrès de 2011, sur près de 22 400 adhérents. Cela représente la moitié des 42 000 membres au moment de la scission mégrétiste, dix ans plus tôt. C’est néanmoins presque le double des 6 000 votants sur 13 000 adhérents du précédent congrès de 2007 [6].

    Cette volatilité des effectifs ne saurait être considérée comme le signe de l’incapacité du FN à se construire. Il s’agit plutôt d’une conséquence négative mais nécessaire d’une stratégie consciente, en lien avec ce que les journalistes ont appelé à tort « les dérapages » de Le Pen : les célèbres phrases bien placées remettant en cause les chambres à gaz, liant SIDA et homosexualité, ouvertement racistes, etc. Loin de constituer un écart, cette tactique vise à corriger une conséquence de la quête d’audience du FN : une plus grande hétérogénéité du corps militant et le risque d’une dilution des fondamentaux idéologiques.

    Parmi les nouveaux militants qui commencent à revendiquer ouvertement leur appartenance politique et distribuer la presse du parti, il s’agit de les amener à justifier, au lendemain du « dérapage », les propos de leur chef auprès de leurs collègues, leur famille ou leurs amis, leur faisant ainsi franchir un pas de plus vers les idées fascistes. Parmi les notables installés dans la recherche de respectabilité, il s’agit de rappeler que le projet reste celui de la construction d’un parti fasciste de masse offensif et radical destiné à prendre le pouvoir au moment où l’approfondissement de la crise le permettra. Reprenant ainsi les vieilles techniques de son père, Marine Le Pen s’affiche en femme politique responsable et respectable le 9 décembre 2010 sur France 2 dans une émission qui aurait été vue par près de 3,3 millions de personnes. Trois jours plus tard, profitant des projecteurs encore braqués sur elle, elle compare les prières musulmanes dans les rues à l’Occupation.

    En même temps qu’il se construit à l’extérieur une façade respectable, le FN dispose en interne d’un noyau fasciste aguerri veillant à ce que le parti accompagne l’évolution des membres vers les fondamentaux fascistes pour éviter que l’influence ne s’exerce dans le sens inverse.

     


     

     

    La liberté d’expression étant un précieux acquis démocratique, pourquoi le FN ne pourrait pas exprimer librement ses idées comme tout autre parti ?


    Aussi limitée soit-elle, nous vivons dans une démocratie où la liberté d’expression a été conquise, et la gauche anticapitaliste s’est toujours trouvée en première ligne dans ce combat. Mais est-ce que la liberté peut être défendue en accordant la liberté d’expression en toute circonstance ? Pourrait-on par exemple laisser s’exprimer un parti d’hommes qui voudraient pouvoir violer les femmes à volonté ? Bien sûr que non. Il n’est pas plus tolérable de laisser s’exprimer un parti prônant la haine raciale et dont les discours sont suivis d’effet par des actes de violence concrets de la part de bandes radicales s’attaquant aux noirs et aux arabes ou aux militants de gauche. Les fascistes voudraient pouvoir expulser de France tous ceux qui ne seraient pas « français de souche ». En dépit de leur langage polissé et de leur posture respectable, leur projet vise en définitive à reproduire la Shoah. Leur accorder la liberté d’expression revient à accorder une respectabilité à une politique de guerre de race et d’extermination raciale.

    Mais le fascisme est bien plus qu’une idéologie raciste. Son but fondamental est de détruire les organisations de la classe ouvrière, la démocratie, et d’installer une dictature. Comme je l’ai évoqué, Hitler usa habilement des canaux démocratiques et de la liberté d’expression qui lui fut accordée pour parvenir au pouvoir. Or, loin de s’attaquer seulement aux juifs et au mouvement ouvrier, les nazis interdirent tous les partis politiques et journaux qui refusèrent de se soumettre. Les camps de concentrations furent remplis d’ardents défenseurs de la liberté d’expression. Refuser la liberté d’expression aux fascistes, c’est refuser de laisser le moindre espace à ceux qui veulent liquider la liberté d’expression et les droits démocratiques conquis au cours des siècles.

    Néanmoins, nous ne pouvons nous appuyer sur les institutions pour y parvenir. L’Etat est incapable de contrer la stratégie légaliste des fascistes, en premier lieu parce que la classe dirigeante qui le contrôle l’utilise pour combattre les classes populaires qui lui inspirent une peur bien plus grande. Aussi, plus le mouvement ouvrier d’un côté et le mouvement fasciste de l’autre gagnent en audience, plus la tentation est grande pour la classe dirigeante de laisser un espace au second pour affaiblir le premier. Seul un mouvement de masse construit par en bas avec les secteurs les plus combatifs de la classe ouvrière comme fer de lance est capable de faire reculer le fascisme.

    Si le débat sur la caractérisation de ces forces politiques a autant d’importance, c’est que cela détermine grandement notre capacité à construire un front antifasciste le plus résolu et le plus large possible, contre les groupuscules fascistes militants mais aussi et surtout contre les fascistes en smoking qui peuvent constituer une menace bien plus insidieuse. Le fascisme est un mouvement dynamique qui doit être compris dans son processus de développement. Si le FN met aujourd’hui davantage l’accent sur son activité électorale que sur l’activisme contre les immigrés et le mouvement ouvrier, c’est que cela constitue la tactique la mieux adaptée pour acquérir une audience dans une situation où la capacité de la classe dominante à diriger la société commence seulement à vaciller. Il nous faut donc identifier l’endroit où réside dans la situation présente la possibilité de construction d’un parti fasciste de masse. Dire que le FN n’est pas un parti fasciste en ne considérant que son étape actuelle de développement, c’est croire que la situation politique et sociale ne peut que rester stable. Or, la crise du capitalisme n’est plus seulement une possibilité évoquée par une poignée d’irréductibles révolutionnaires. Elle commence à façonner la réalité de façon de plus en plus palpable, accentuant l’instabilité sociale et politique tout comme les confrontations de masse. Si le fascisme du 21e siècle ne revêtira évidemment pas les habits du passé, la vieille alternative entre socialisme ou barbarie n’en n’est pas moins remise à l’ordre du jour.

    Notes

    [1Sur les processus de développement des mouvements fascistes et des enseignements à tirer des exemples italiens et allemands, lire notamment Robert O. Paxton, Le Fascisme en action, Seuil, 2004.


    [2Cité par Jim Wolfreys, « The physiology of barbarism », ISJ n°83 http://pubs.socialistreviewindex.org.uk/isj83/wolfreys.htm


    [3Un exemple parmi d’autres du lien entre ces milieux : Robert Ottaviani, ex-chanteur skinhead d’Ultime Assaut, un groupe de rock identitaire français, préside aujourd’hui l’association Énergie Bleu Marine créée pour soutenir la candidature de la fille Le Pen à la présidentielle de 2012. Est-ce une contradiction pour celle qui déclarait en 2003 ne rien avoir en commun avec ces groupuscules Nazis : « Ils ont de tout petits cerveaux, une tendance à l’accoutrement vert-de-gris, de grosses chaussures et détestent tout ce qui n’est pas blanc de peau » ? Non. Il s’agit justement d’une illustration de la relation entre la recherche de respectabilité au dehors et le fascisme pur au dedans.
    Voir aussi comment le FN tente de récupérer les jeunes skinheads de Chauny : Stéphane François, « Réflexions sur le mouvement « gabberskins ». Une première approche sociologique », http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=1747


    [4Les Nazis comme les Fascistes italiens ont été traversés au cours de leur développement par des tensions entre des ailes électoralistes et des ailes privilégiant l’activité extra-parlementaire et le combat de rue. En 1931, Hitler parvint à enrayer une révolte au sein du parti en purgeant 500 SA qui refusaient d’obéir à son interdiction des combats de rue. A la fin 1932, après des revers électoraux, ce sont au contraire les hommes de l’appareil tentés par les combinaisons parlementaires qui faillirent le lâcher, ce qui fut évité par sa nomination à la chancellerie peu après.


    [5À l’image de la Nouvelle Droite Populaire de Robert Spieler, du Parti De la France de Carl Lang, d’Égalité et Réconciliation d’Alain Soral ou du Bloc Identitaire de Fabrice Robert.


    [6Les chiffres proviennent de Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (VISA), « Le FN en brun Marine », http://www.visa-isa.org/node/489

     

    http://quefaire.lautre.net/spip.php?page=article&id_article=265

     

     

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    Voir aussi =

    10 choses que vous ne savez pas sur Marine Le Pen

     

     

    israel-antifas.jpg

     


    Les antifas

     

     

    FN: front national= fasciste, je hais le fn!!
    http://slash-hardeux.skyrock.com/
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    Négociations sur le Grand Marché Transatlantique – Ce qu’on ne vous dit pas

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    Ceux qui ont aimé le gros lourd de Titan vont adorer la suite de l’histoire. Ce genre de débiles sera bientôt chez lui en Europe. En effet, Barack Obama a évoqué publiquement dans son discours sur l’état de l’Union, mardi 12 février dernier, l’ouverture des négociations sur le Grand Marché Transatlantique. Un des secrets pourtant publics les mieux protégés par la presse libre indépendante et éthique est dorénavant sur la place publique. Peut-être d’aucuns renonceront-ils à me traiter de paranoïaque quand j’évoquerai le sujet désormais. Car j’ai déjà beaucoup parlé du Grand Marché Transatlantique, à de nombreuses reprises, sur ce blog. Mes lecteurs attentifs savent que bien combien nous avons été peu nombreux à nous y intéresser. Pour résumer, il s’agit d’un projet de grand marché intégré et libéralisé entre l’Europe et les Etats-Unis d’Amérique. On devine qu’il n’a pas été imaginé pour le bienfait des êtres humains mais, comme d’habitude, bla bla bla les marchés libres et non faussés. En résumé fidèle : une nouvelle vague inédite de régressions sociales.


    Germany Obama 2008


    En fait si Obama en parle c’est parce que les travaux préparatifs menés en grande discrétion sont dorénavant assez avancés. Et comme la date buttoir du projet est fixée à 2015, les grands manœuvriers passent a une phase publique. Né il y a une dizaine d’années, le projet a déjà été à l’ordre du jour de plusieurs sommets de chefs d’Etat et de réunions ministérielles au niveau européen. Le Parlement européen l’a soutenu lors de cinq votes successifs depuis 2004, grâce à l’approbation des députés du PPE (droite) et du PSE (sociaux-démocrates). Sans jamais vouloir le dire ni en parler, Barroso et Ashton ont fait de la réalisation de ce projet leur objectif. Lors de l’investiture de Barroso pour un nouveau mandat à la tête de la Commission européenne, je l’avais interrogé à ce sujet en session plénière du Parlement européen. Il avait fait mine de ne pas comprendre où était le problème. J’avais fait de même auprès de Catherine Asthon quand elle a été désignée comme Haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères. En guise de réponse : un silence gêné.


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    Il y a eu du nouveau à ce sujet. Non seulement Obama a annoncé le démarrage des négociations concrètes avec l’Union Européenne sur le « Grand Marché Transatlantique », mais le « groupe de travail de haut niveau sur l’emploi et la croissance » a rendu son avis. Il préconise aussi un lancement des négociations. Aussitôt apparait une déclaration conjointe d’Obama, Barroso et Van Rompuy. Dans cette déclaration, ils « se félicitent des recommandations du groupe de travail de haut niveau sur la manière d’augmenter [les] échanges et le partenariat d’investissements transatlantiques », affirment que « grâce à cette négociation, les Etats-Unis et l’Union Européenne auront non seulement l’occasion d’étendre le commerce et l’investissement (…) mais aussi de contribuer au développement de règles globales de nature à renforcer le système d’échange multilatéral » notamment en libéralisant et en abolissant les barrières douanières.


    On comprend donc pourquoi Obama parle d’un « commerce transatlantique libre et équitable [qui] soutient des millions d’emplois américains bien rémunérés ». Côté américain, la base des négociations dont il est question est la suivante : ils exigent la levée des restrictions européennes sur l’importation d’OGM, de volaille traitée avec du chlore et de bétail nourri aux hormones de croissance, la dérèglementation en matière de protection des données personnelles pour faire plaisir aux entreprises philanthropiques Google, Facebook et Amazon, l’assouplissement des normes environnementales et sanitaires. Autrement dit, l’extension de la jungle ultra-capitaliste aux deux côtés de l’Atlantique.


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    En Europe, Cameron et Merkel se réjouissent, estimant qu’un accord « serait une contribution significative pour plus de croissance et plus d’emploi des deux côtés de l’Atlantique ». Pendant ce temps, en France, on atteint des sommets d’inexistence et de pleutrerie sur la question. Hollande ne pipe mot, Moscovici enchaîne les phrases creuses et invite à considérer le Grand Marché Transatlantique avec «ouverture et prudence » (sur France Info le 13 février) et la ministre du commerce extérieur, Nicole Bricq, lance en catimini une « consultation publique », c’est-à-dire un formulaire sur un site Internet caché, pour « que tous les acteurs français concernés par (…) un accord de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis puissent faire part de leur opinion ».

     

    Cette consultation prendra fin le 1er mars 2013, en avez-vous entendu parler ?

    Autour d’un danger d’une telle importance pour la vie sociale de notre pays, on attendrait un grand débat démocratique et médiatique. Mais l’inconscience des sociaux-libéraux et le silence complice des médias durent depuis que ce projet est né. Pour les médias on comprend. Les agents d’influence nord-américains sont chez eux parmi les médiacrâtes. Les sociaux libéraux de même, et depuis plus longtemps. Pour autant il ne faut pas se résigner. Nous avons, mes camarades et moi, milité publiquement contre le Grand Marché Transatlantique depuis le début. Nous avons alerté le Parti Socialiste en interpellant notamment les eurodéputés PS qui s’étaient prononcés pour le projet. Le Parti de Gauche a édité des brochures explicatives, le politologue Ricardo Cherenti et l’anthropologue Bruno Poncelet ont publié des livres sur le sujet. Tous ces documents ont été envoyés à toute la presse. En grand nombre, croyez-moi. Mais à de rares exceptions près, personne parmi les importants dans les rédactions n’en a jamais parlé.


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    Dorénavant, le temps s’accélère avec la volonté des nord-américains de débuter les négociations : dans trois mois les Etats-Unis d’Amérique et l’Union Européenne devront avoir présenté leurs lignes de négociation respectives pour pouvoir conclure cet accord « dans les deux ans ». Cet accord, qui mettra en péril les économies et continuera de détruire les systèmes de protection sociale et environnementale de nos pays, est porteur de menaces très concrètes pour les citoyens en matière de culture, d’alimentation, de santé, de travail. A bon entendeur salut. Faites passer dans vos réseaux. Voilà un front de lutte exemplaire pour nous opposer à la double logique atlantiste et libre-échangiste de cet accord qu’ils voudraient signer dans le dos des peuples.

     

     

     Extrait du blog de Jean-Luc Mélenchon  le 25 février 2013

     

    http://fdg-info13.com/2013/02/25/negociations-sur-le-grand-marche-transatlantique-ce-quon-ne-vous-dit-pas/

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    Des chiffres montrent qu’il ne reste maintenant aux Palestiniens que 8% de la Palestine historique

    vendredi 31 mai 2013 - 11h:31

    Middle East Monitor

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    De nouvelles données statistiques publiées par le Centre de recherche sur la terre (Land Research Centre - LRC) montre que les Palestiniens ne possèdent maintenant que 8 pour cent de la Palestine historique. Le LRC est affilié à l’Association d’études arabes à Jérusalem. Lors d’une conférence de presse tenue à Ramallah, il a annoncé la publication de son dernier Livre de l’Année, dans lequel il documente les violations israéliennes des droits palestiniens concernant les terres et les maisons. L’ouvrage est publié en anglais et en arabe.

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    Le directeur du LRC, Jamal Al-Emla, a décrit 2012 comme "l’année des colonies", en référence à l’aggravation massive de l’expansion coloniale par les autorités d’occupation. En s’appuyant sur des photos, des graphiques et des cartes, il démontre que la superficie de Palestine historique appartenant aux Palestiniens n’a cessé de se réduire depuis le Mandat britannique jusqu’à l’an dernier. Ils ne possèdent maintenant que 8% de leur propre pays. Cette atrophie, affirme Al-Emla, est due au nettoyage ethnique des Palestiniens par Israël, aux expulsions et aux confiscations de leurs terres suivies par leur colonisation par les colons juifs.

    "L’occupation a détruit 189 maisons en 2012," a-t-il souligné. "Environ 1.215 palestiniens, qui vivaient dans ces maisons, ont perdu leur toit." L’occupation israélienne a détruit 415 locaux commerciaux et biens agricoles, dont des puits. Elle a également menacé de détruire 772 maisons tandis qu’elle a interrompu la construction de 590 autres structures, dont des maisons.

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    Destruction d’un immeuble d’habitations à Beit Hanina, al-Qods occupée, le 29 mai 2013

    "La ville la plus menacée est Naplouse," a dit le directeur de LRC, "suivie par Jérusalem occupée."

    Les données montrent également que l’occupation israélienne a détruit 64.000 arbres sur des propriétés palestiniennes, dont 53.122 oliviers qui ont été arrachés, brulés ou inondés par des eaux usées.

    Le nombre de postes de contrôles israéliens fixes dans les territoires palestiniens occupés s’élevaient à 240 à la fin 2012 ; ce chiffre exclut ceux qui se trouvent dans la vieille ville d’Hébron et sur les terres occupées en 1948. 46 de ces checkpoints ont été installés en 2012.

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    Selon Al-Emla, 14 routes réservées aux colons ont été construites l’an dernier pour relier les colonies illégales en Cisjordanie occupée.

    Les attaques des colons contre les Palestiniens comprennent des attaques contre des lieux religieux ou saints. Sur les 110 attaques recensées par le LCR en 2012, 86 ont ciblé des mosquées et 24 des églises.

    A la fin de sa conférence de presse, Al-Emla a sollicité l’établissement de plaintes internationales contre l’agression israélienne avec un appel à des sanctions contre Israël. Il a également suggéré le lancement d’une campagne d’information pour sensibiliser l’opinion publique sur la politique et les activités illégales et immorales d’Israël.

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    Attaque d’une Palestinienne par des colons sionistes dans une rue d’Al-Qods occupée, mars 2013

    Source : Middle East Monitor - Traduction : MR pour ISM

     

     

    http://www.info-palestine.net/spip.php?article13592


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    Si les abeilles sont menacées par l'UE, c'est toute la biodiversité qui est en jeu



    http://www.alterinfo.net/Les-abeilles_a90975.html


    Les abeilles


    Une gigantesque escroquerie est en train de se mettre en place à Bruxelles, aux dépens des abeilles, de la biodiversité... et de tous les citoyens qui se battent depuis des années pour faire interdire les pesticides « tueurs d'abeilles » en Europe et dans le monde !
    Nous devons la stopper net, avant qu'elle n'ait des conséquences dramatiques sur nos cultures et notre alimentation à l'avenir. Je vous demande de signer de toute urgence la pétition européenne ci-jointe et de la faire circuler autour de vous autant que vous le pourrez.
    Il n'y a pas un instant à perdre.
    Après des années de lutte acharnée des citoyens et des apiculteurs, la Commission européenne s'est officiellement décidé à interdire 3 pesticides néonicotinoïdes extrêmement dangereux pour les abeilles (1).
    Les associations ont crié victoire et baissé la garde. Pourtant...
    Le compromis que devrait adopter Bruxelles est en réalité un plan désastreux imposé par les multinationales agrochimiques comme Bayer, Syngenta et compagnie, qui mènent depuis des mois un lobbying effrené et extrêmement agressif pour arriver à ce résultat (2).
    Objectif : Contrer la volonté des citoyens européens et empêcher l'interdiction REELLE des pesticides tueurs-d'abeilles - malgré les recommandations expresses des autorités sanitaires françaises et européennes (3)... Pour sécuriser les centaines de millions d'euros de profit annuel que ces produits rapportent aux grosses firmes qui les produisent !
    Officiellement, les 3 pesticides les plus dangereux seront interdits pour une durée-test de deux ans à l'issue de laquelle les autorités sanitaires contrôleront si l'interdiction a mis un terme au massacre des abeilles, et s'il faut ou non interdire définitivement les néonicotinoides.
    Or, cette soi-disant interdiction n'aura aucun effet sur la santé des abeilles !
    En fait, les 3 pesticides tueurs-d'abeilles seront interdits seulement quelques mois par an... et largement utilisés tout le reste de l'année - sur près de 85% des céréales, et sur une grande partie des cultures de fruits, légumes et herbes aromatiques - empoisonnant largement les sols et l'eau absorbés ensuite par les cultures soi-disant « non-traitées ».
    De nombreuses études ont montré que ces substances ultra-toxiques peuvent rester présentes dans le sol jusqu'à trois ans après le traitement (4), et que les cultures non-traitées replantées sur le même terrain révèlent des traces de néonicotinoïdes jusque dans leur pollen... que viennent ensuite butiner les abeilles ! (5)
    A la fin de la période-test de deux ans, les multinationales pourront prouver que les abeilles continuent d'être décimées malgré la soi-disant interdiction de leurs produits, et qu'ils n'y sont pour rien. Ils auront réussi à blanchir leurs pesticides et à maintenir leurs profits - et pour longtemps !
    C'est un plan diabolique, qui nous promet un désastre environnemental sans précédent.
    Nous pouvons encore empêcher ça. MAIS IL FAUT AGIR VITE : d'ici quelques jours, la Commission européenne se prononcera sur sa version définitive du règlement européen concernant ces 3 pesticides tueurs d'abeilles.
    Nous devons agir avant, pour exiger l'interdiction REELLE de ces pesticides ! Signez dès maintenant la pétition européenne pour contrer les lobbys en cliquant ici !
    Si nous ne faisons rien, voici ce qui va se passer dans les 2 prochaines années :
    - les pesticides néonicotinoïdes continueront à être utilisés pour les cultures d'hiver, imprégnant ainsi durablement les sols et l'eau...
    - les cultures de printemps et d'été 'non traitées' seront infectées par les résidus de ces pesticides, et empoisonneront les abeilles...
    - la mortalité massive des abeilles ne déclinera pas, malgré la soi-disant 'interdiction' des néonicotinoïdes
    - Syngenta, Monsanto, Bayer et tous les laboratoires agrochimiques pourront à loisir clamer que leurs produits n'ont rien à voir avec la mortalité des abeilles, et obtenir leur réhabilitation totale sur le marché.
    Et là, il ne nous restera plus que nos yeux pour pleurer…
    Il faut tuer dans l'œuf ce plan démoniaque, et exiger de la Commission européenne qu'elle interdise purement et simplement ces pesticides tueurs d'abeilles, comme elle prétend le faire d'ailleurs !
    Pas de compromissions, pas de petits arrangements... Si l'on doit faire un test de 2 ans pour évaluer réellement l'impact de ces pesticides sur les pollinisateurs, alors allons-y franchement !
    Les agriculteurs eux-mêmes n'auraient pas à y perdre :
    d'après l'INRA, on pourrait réduire rapidement la consommation de pesticides en France de 30 à 40 % - sans aucune perte de revenus pour les agriculteurs - en revenant simplement à un système de rotation des cultures qui permettrait de combattre efficacement les parasites en réduisant durablement l'usage des traitements chimiques (6).
    Ca représente tout de même, pour la France uniquement, plus de 20 000 tonnes de substances ultra-toxiques déversés chaque année en pure perte dans nos campagnes !
    En fait, les seuls qui seraient ébranlés, ce seraient les chiffres d'affaires des géants de l'agrochimie... Mais la Nature n'a que faire de leurs profits !
    Alors s'il vous plaît, aidez Pollinis à créer une véritable onde de choc à travers le pays et l'Europe toute entière, pour que notre pression sur la Commission européenne soit plus forte que celle des lobbys agrochimistes qui sacrifieraient sans vergogne votre santé, votre alimentation et l'avenir même de la Nature pour satisfaire à leurs profits immédiats.
    Signez la pétition , et transmettez cet email à un maximum de personnes autour de vous.
    D'avance, merci !
     
    Nicolas Laarman
Délégué général Pollinis
Conservatoire des Fermes et de la Nature
     
    Pour en savoir plus :
    1- Le texte de la Commission européenne interdisant 3 néonicotinoïdes :
    http://www.pollinis.org/IMG/doc/regulation_commission_europeenne_interdiction_3_neonicotinoides.doc
    2- L'excellent rapport de Corporate Union Observatory sur le sujet (en anglais) :
    http://corporateeurope.org/publications/pesticides-against-pollinators
    Ou ici en français, le bon petit résumé publié en ligne dans le Journal de l'environnement :
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/comment-le-lobby-des-pesticides-se-bat-pour-les-neonicotinoides,34147
    3- Début 2013, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié un rapport confirmant que les néonicotinoides présentent un risque important pour les abeilles et les pollinisateurs :
    http://www.efsa.europa.eu/en/press/news/130116.htm?utm_source=homepage&utm_medium=infocus&utm_campai gn=beehealth
    4 -Les néonicotinoides persistent dans l'environnement, la demi-vie de la clothianidine dans le sol a été mesurée à 148 à 6900 jours par l'Agence de protection de la santé américaine :
    http://www.epa.gov/pesticides/chem_search/cleared_reviews/csr_PC-044309_2-Nov-10_b.pdf
    Voir aussi l'étude de J. DeCant et M. Barrett publiée en 2010 dans la revue Environmental Protection (pp. 1-99) : Environmental Fate and Ecological Risk Assessment for the Registration of CLOTHIANIDIN for Use as a Seed Treatment on Mustard Seed (Oilseed and Condiment) and Cotton.
    5- La persistance des néonicotinoïdes contamine l'environnement au sens large, notamment le pollen.
    L'imidaclopride par exemple peut être absorbée par des cultures non-traitées, jusqu'à deux ans après la première utilisation, et peut se retrouver dans le pollen et le nectar des fleurs non traitées à des niveaux toxiques pour les abeilles :
    Bonmatin, J. M., et al . (2003) A sensitive LC/APCI/MS/MS method for analysis of imidacloprid in soils, in plants and in pollens. Anal. Chem. 75 (9), 2027-2033.
    En 2002 et 2003, 69,1% du pollen récolté par les abeilles de 25 ruchers dans cinq départements français, sur des plantes traitées et non traitées étaient contaminés par de l'imidacloprid, bien que cette neurotoxine ait été interdite à l'utilisation sur le tournesol en janvier 1999 :
    Chauzat M.P. et al (2006). A survey pesticides residues in pollen loads collected by honey bees in France. Journal of Economic Entomology, 99:253-262
    6- Rapport Ecophyto R&D de l'INRA : « Réduire l'usage des pesticides » :
    http://institut.inra.fr/Missions/Eclairer-decisions/Etudes/Toutes-les-actualites/Ecophyto-R-D
      
    Pollinis - Réseau des Conservatoires Abeilles et Pollinisateurs
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  • 2013 : Comment l’Union européenne espionnera ses citoyens

    Biométrie, vidéosurveillance, drones, détection des comportements anormaux, modèles mathématiques pour identifier des suspects… L’Union européenne finance plus de 190 programmes de recherche sur la sécurité et la surveillance. Au grand bénéfice des industriels, qui recyclent les technologies militaires pour surveiller les populations. Alors qu’un nouveau programme de recherche est en cours de discussion à Bruxelles, l’Europe continuera-t-elle à céder aux lobbys industriels et à investir des milliards dans le marché de la sécurité ?


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    Ils portent des noms étranges : Tiramisu, Pandora, Lotus, Emphasis, Fidelity, Virtuoso… En apparence, ce sont d’inoffensifs acronymes. En réalité, ils cachent 195 projets européens de recherche dans le domaine de la sécurité et de la surveillance. Des projets relativement inquiétants pour nos libertés. Et financés par l’Europe dans le cadre de partenariats public-privé.

    Tout est bon pour combattre « le terrorisme et d’autres activités criminelles comme le trafic d’êtres humains ou la pornographie pédophile ». Et assurer la sécurité des citoyens… Sauf qu’il s’agit aussi avec Indect de détecter « automatiquement » (sic) les comportements suspects, à partir d’images de vidéosurveillance, de données audio ou échangées sur le net. Bienvenue dans Minority Report !

    Exemple le plus emblématique : le projet Indect (« Système d’information intelligent soutenant l’observation, la recherche et la détection pour la sécurité des citoyens en milieu urbain »), lancé il y a quatre ans, dénoncé fin octobre par des manifestations dans toute l’Europe. Indect vise à permettre une « détection automatique » des menaces et des situations dangereuses – comme les cambriolages – ou « l’usage d’objets dangereux » – couteaux ou armes à feu.

     

    Détecter les comportements « anormaux »


    Concrètement, Indect est un système de surveillance, qui, à partir d’images et de sons captés dans l’espace public et d’informations glanées sur Internet, alerterait les services de police en cas de situation jugée dangereuse : des personnes immobiles dans une rue passante, un mouvement de foule, des véhicules qui roulent au ralenti, un appel louche sur un réseau social. Ces critères « d’anormalité » seront définis par les forces de sécurité…

    Le tout alimentera un moteur de recherche. En plus d’espionner l’espace public, Indect assurera « la surveillance automatique et en continu de ressources publiques, comme les sites web, forums de discussion, réseaux P2P ou systèmes informatiques individuels ». Mais rassurez-vous : des outils pour masquer certaines données privées, comme les visages ou les plaques d’immatriculation sur les images vidéos, sont prévus. Les informations doivent être cryptées avant leur transmission aux services autorisés. Ouf !

    Parmi les instituts de recherche qui participent au projet, aux côtés de plusieurs polices et entreprises [1], celui de l’université de Wuppertal en Allemagne est spécialisé en sécurité des transports et en protection civile contre les catastrophes. L’université vante les effets positifs que pourraient avoir ces techniques pour prévenir une situation comme celle de la Love Parade de Duisbourg, en 2010, où 21 personnes sont mortes dans un mouvement de foule.

    Dans le cadre d’Indect, il développe des modèles mathématiques pour évaluer, à partir d’images de vidéosurveillance, la vitesse des objets, ou « pour détecter le mouvement dans un domaine dangereux, comme les voies dans une gare », explique le porte-parole de l’université, Johannes Bunsch – le seul officiellement autorisé à parler du projet. Courir pour attraper un train, réagir avec un geste brusque, et vous voilà dans le moteur de recherche auquel se connectent les services de police.

    « Le système peut très bien détecter une personne nouant ses lacets dans un magasin ou prenant des photos dans un hall d’aéroport, et considérer cela comme un comportement “anormal”. En réalité, le système ne sait pas s’il s’agit d’un comportement indésirable. Il détecte simplement un comportement qui s’écarte des comportements normaux que nous lui avons appris », illustre le professeur Dariu Gavrila (cité par le site Owni) qui, au sein de l’université d’Amsterdam, travaille sur des algorithmes pour détecter les comportements agressifs.

    Car le but affirmé d’Indect est bien de lutter contre la criminalité et le terrorisme, non pas d’éviter les carambolages sur les autoroutes ou les mouvements de panique tragiques. Et ce, grâce à l’Union européenne qui finance 75% du projet (15 millions d’euros au total). « Nous ne développons que des procédés techniques, se défend prudemment le porte-parole. La compétence de décider comment utiliser la technologie revient aux politiques ». C’est bien là le problème : qui contrôle ces programmes de recherche et à qui bénéficieront-ils ?


    Police et entreprises dans le comité d’éthique


    Pour répondre aux critiques, Indect s’est doté d’un comité d’éthique. Sa composition laisse songeur : parmi les neuf membres, on retrouve deux chefs des services de police impliqués et un industriel d’une des entreprises participantes… Son principe semble pour le moins ambigu : « La maxime “si vous n’avez rien fait de mal, alors vous n’avez rien à craindre” n’est valable que si tous les aspects de la justice criminelle fonctionnent parfaitement, dans toutes les occasions. » [2]

    Faut-il comprendre qu’un citoyen qui tombe par erreur dans les mailles sécuritaires d’Indect n’aura que peu de chance de s’en sortir !? « Les comités d’éthique qui accompagnent les projets comme celui d’Indect sont plutôt des alibis, estime l’eurodéputé allemand Jan Phillip Albrecht (Vert), qui a fait partie du comité d’éthique du projet Addpriv, qui vise à créer des outils pour limiter le stockage de données jugées inutiles et rendre les systèmes de vidéosurveillance « plus compatibles » avec le droit à la vie privée des citoyens.

    Indect est loin d’être le seul programme espion généreusement financé par l’UE. Arena [3] vise à créer un système mobile de surveillance, et est subventionné à hauteur de 3 millions d’euros. Subito repère les propriétaires de bagages non identifiés. Samurai signifie « surveillance des comportements suspects et anormaux à l’aide d’un réseau de caméras et de capteurs pour une meilleure connaissance des situations » [4], dans les aéroports et les espaces publics.

    Il s’agit d’un système de vidéosurveillance avec caméras fixes et mobiles – sur des agents de police en patrouille par exemple –, équipées de capteurs permettant de suivre une personne, de retrouver le propriétaire d’un bagage abandonné ou celui d’un véhicule garé dans un lieu public. Des essais se sont déroulés en 2009 dans l’aéroport londonien d’Heathrow. Bruxelles lui a accordé 2,5 millions d’euros.

    L’enveloppe européenne pour ces dispositifs s’élève à 1,4 milliards d’euros sur cinq ans [5]. Cette future surveillance généralisée se décline dans les transports ferroviaires, les aéroports, et sur les mers, avec des projets notamment conçus pour refouler les migrants.

    Ce programme soulève de nombreuses questions, d’autant qu’il échappe à tout contrôle démocratique et toute objection de la société civile. « Les représentants de la société civile, les parlementaires, tout comme les organisations en charge des libertés civiles et des libertés fondamentales, dont les autorités de protection des données, ont largement été mis de côté », alerte un rapport commandé par le Parlement européen en 2010 [6]. Vive l’Europe des citoyens !


    Une politique de surveillance façonnée par les industriels


    Pas d’élus ni d’organisations non gouvernementales, mais une omniprésence des grandes entreprises du secteur de la sécurité et de la défense ! En particulier les Français : le groupe aéronautique franco-allemand EADS, et ses filiales Cassidian et Astrium, participent à près de 20 projets différents. Thales France en suit 22 projets et en coordonne cinq. Sagem et Morpho, deux filiales du groupe français Safran, participent à 17 projets, qui incluent la mise au point de drones de surveillance, ou la conception de passeports et de fichiers biométriques.

    Chacun avec des millions d’euros de subventions. Des recherches qui assureront sans nul doute de nombreux débouchés pour ces technologies sécuritaires, en Europe et au-delà.

    Pourquoi une telle présence ? « Ce sont en majorité de grandes sociétés de défense, les mêmes qui ont participé à la définition du Programme de recherche européen en matière de sécurité, qui sont les principaux bénéficiaires des fonds », pointe l’étude du Parlement européen.

    Plusieurs multinationales – dont, côté français EADS, Thales, ou Sagem [7] – ont étroitement participé à la définition du programme de recherche lui-même. Depuis 2003, leurs représentants et PDG conseillent la Commission européenne sur le sujet, via différents groupes de travail et comités, qui ont pour mission d’établir les priorités de la politique européenne de recherche en sécurité [8]. A se demander qui, des multinationales ou des institutions élues, définit la politique de sécurité européenne ! « Ce qui intéresse les entreprises du secteur, ce n’est pas tant de surveiller les populations que de faire de l’argent », analyse Jean-Claude Vitran, de la Ligue des droits de l’homme.


    Recycler les technologies militaires


    C’est que le marché européen de la sécurité vaut de l’or. Entre 26 et 36 milliards d’euros. Et 180 000 emplois, selon la Commission européenne, qui estime qu’au cours des dix dernières années, la taille du marché mondial de la sécurité « a quasiment décuplé, passant de quelque 10 milliards d’euros à environ 100 milliards d’euros en 2011. » [9] Mais Bruxelles craint pour la compétitivité des firmes européennes. La solution ? Développer « un véritable marché intérieur des technologies de la sécurité », explique Antonio Tajani, vice-président de la Commission en charge des entreprises. Un marché essentiel pour consolider la position des entreprises du secteur.

    Pour y parvenir, Bruxelles veut exploiter les synergies « entre la recherche en matière de sécurité (civile) et la recherche dans le domaine de la défense ». Une stratégie duale : les technologies développées à des fins militaires peuvent aussi se vendre sur le marché intérieur de la sécurité civile, pour la surveillance des migrants, des citoyens, des transports et des espaces publics.

    « Les industriels de la défense sont conscients que le marché militaire peut s’appliquer à la sécurité civile. Et qu’ils peuvent en faire leurs choux gras », ajoute Jean-Claude Vitran. Les entreprises du secteur profitent des fonds de soutien à la recherche, à tous les niveaux. En plus du volet sécurité du programme de recherche européen, au moins sept pays européens ont lancé depuis des programmes nationaux, dont la France, avec le programme « Concepts, systèmes et outils pour la sécurité globale » de l’Agence nationale de la recherche. Le secteur n’est visiblement pas soumis à l’austérité.


    Vers un contrôle plus grand du Parlement ?


    Et ce n’est pas terminé ! Ce septième programme-cadre européen prendra fin en 2013. Mais l’industrie de la sécurité n’a pas de souci à se faire. Le budget du prochain programme, Horizon 2020, valable pour la période 2014-2020, devrait augmenter. La commission de la recherche et de l’industrie du Parlement européen a adopté le 28 novembre une première proposition [10]. Le montant global alloué à la recherche dépendra des discussions entre chefs de gouvernement des pays membres.

    Une chose est sûre : un volet entier sera de nouveau dédié à la sécurité civile, qui devrait recevoir 2,1% du montant global du programme-cadre. Soit 1,6 milliard d’euros. L’industrie de la sécurité dispose d’un allié au cœur du processus législatif européen. L’un des rapporteurs du texte Horizon 2020, le député conservateur allemand Christian Ehler, est président du conseil d’administration de la German european security association (GESA), une organisation lobbyiste qui regroupe des représentants de l’industrie allemande de la sécurité, de la recherche et des politiques.

    « 2 % du paquet recherche, c’est beaucoup trop. Si ça n’avait tenu qu’à nous, il n’y aurait pas eu de chapitre « sécurité » dans ce programme, souligne Philippe Lamberts, eurodéputé belge (Vert), autre rapporteur du projet Horizon 2020. Le budget européen de recherche n’est pas énorme. Il faut choisir ses priorités. Il y a d’autres domaines de recherche qui sont plus brûlants pour la sécurité européenne, comme l’indépendance en énergie ou en ressources. »

    Les élus verts du Parlement européen ont réussi à introduire des critères d’impact social dans le programme. Tous les appels à projets dans le domaine de la sécurité devront être soumis à une évaluation préalable de leurs conséquences, sur les droits fondamentaux par exemple. « Auparavant, le facteur principal pour choisir les projets, c’était la croissance potentielle de la branche, rappelle le député vert Jan Philipp Albrecht. Il faut des lignes directrices, liées au respect des libertés. Nous avons des restrictions éthiques similaires dans le domaine de la recherche sur les cellules souches. Il faut que soit clairement établi dans quel cadre on a le droit de chercher pour recevoir les fonds européens, et dans quelle limite. »

    Et surtout permettre aux citoyens de garder le contrôle sur un ensemble de projets qui peuvent remettre sérieusement en cause les libertés publiques. A moins que la « compétitivité » des grands groupes du secteur de la sécurité ne prenne, une fois de plus, le dessus.


    Notes
    [1] Douze instituts de recherche, dont l’école d’ingénieur INP de Grenoble – qui n’a pas répondu à notre demande d’informations –, quatre entreprises allemandes et autrichiennes et la police de Pologne et d’Irlande du Nord.

    [2] Lire ici.

    [3] Architecture for the Recognition of threats to mobile assets using Networks of multiple Affordable sensors, Arena.

    [4] Suspicious and abnormal behaviour monitoring using a network of cameras and sensors for situation awareness enhancement

    [5] Le programme cadre européen dispose d’un budget de 51 milliards d’euros attribués à la recherche pour la période 2007-2013, dont 1,4 milliards pour le volet « Sécurité ».

    [6] A télécharger ici.

    [7] Mais aussi BAE Systems, Ericsson, Saab, Siemens…

    [8] Le « Groupe de personnalités » (GoP) en 2003, puis le Comité de conseil de la recherche européenne en sécurité (European Security Research Advisory Board, Esrab) en 2005. En 2007, un troisième comité est créé pour accompagner cette fois le 7ème programme cadre de recherche – le Forum européen pour la recherche et l’innovation en sécurité (Esrif).

    [9] Lire leur communiqué.

    [10] Sur la base d’un premier projet de la Commission. Le texte sera voté en plénière au Parlement européen dans le courant de l’année 2013.

    Source : Basta Mag

     

    http://www.nouvelordremondial.cc/2013/01/01/2013-comment-lunion-europeenne-espionnera-ses-citoyens/


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    Lettre à François Hollande, Président Normal de la République

     

    (Lettre attribuée à Philippe Bouvard, mais sans garantie)

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    Monsieur Hollande, l’élection démocratique a fait de vous un président.

    Elle vous a donné des droits, certes, mais pas TOUS les droits.
    Elle vous a surtout donné des devoir : garantir et défendre les valeurs fondamentales de notre nation.
    En aucun cas, elle fait de vous un dictateur, menteur et manipulateur de surcroît.

    Alors, de quel droit ?

    De quel droit faites-vous disparaître les couleurs de notre drapeau du site de l’Elysée ?
    L’Elysée ne vous appartient pas, Monsieur Hollande. Il appartient aux Français qui vous l’ont prêté pour la durée de votre mandat.
    Rendez-nous nos couleurs !
    De quel droit faites-vous disparaître les archives de l’Elysée ?
    La mémoire de la France ne vous appartient pas, Monsieur Hollande. Elle appartient aux Français qui vous l’ont confiée pour la durée de votre mandat.
    Faire croire que l’Histoire de France commence le 6 Mai 2012 et qu’avant, c’était le néant est une trahison de haut niveau.
    Rendez-nous notre Histoire !
    De quel droit détournez-vousnotre argent pour promouvoir sur le site de l’Elysée une personne dont vous avez scellé vous-même le sort et le statut,
    c’est-à-dire « RIEN DU TOUT , et d’affecter à ce « fantôme de la République » un service et des employés à nos frais ? Le budget de l’Elysée ne vous appartient pas, Monsieur Hollande. Il vous a été concédé par les Français pour régler les dépenses afférentes à vos fonctions pour la durée de votre mandat.
    Rendez-nous notre argent !
    De quel droit osez-vous influencer la Justice en interférant dans une affaire personnelle, vous qui promettiez une « République Irréprochable »
    (engagement 53 : je garantirai l’indépendance de la Justice). La Justice ne vous appartient pas, Monsieur Hollande. Elle appartient aux Français qui ne vous permettront pas de la bafouer.
    Rendez-nous notre Justice
    De quel droit abusez-vous des pouvoirs qui vous sont conférés en plaçant vos amis à la tête de toutes les institutions, en recevant en cachette le chef du PS, en faisant de la République l’antichambre du Parti Socialiste ? (engagement 48 : j’augmenterai les pouvoirs du Parlement, notamment sur les nominations aux plus hauts postes de l’Etat afin de les rendre irréprochables) et (engagement 51 : la désignation des responsables des chaînes publiques de télévision et de radio dépendra d’une autorité indépendante et non plus du chef de l’Etat).
    Rendez-nous notre indépendance, MENTEUR !
    De quel droit privilégiez-vous une communauté religieuse et ignorez ostentatoirement les autres, vous qui prônez la laïcité (engagement 46 : je proposerai d’inscrire la laïcité dans la Constitution). Vous qui prétendez être le Président de tous les Français (Je veux rassembler toute la France). La religion ne vous appartient pas, Monsieur Hollande. Elle appartient aux Français qui ne vous permettront pas de l’instrumentaliser à des fins électorales.
    Honorez nos fêtes chrétiennes !
    De quel droit un de vos ministres impose-t-il aux établissements privés le principe de neutralité en empêchant les débats sur le mariage homosexuel alors qu’une autre en assure la promotion dans les écoles, aux côtés d’un membre de l’Inter-LGBT ?
    Rendez-nous nos écoles, Monsieur Hollande !
    Notre article ici et un autre là et encore un autre.
    De quel droit supprimez-vous du Code Civil, du Code de la Famille et d’une douzaine d’autres Codes des termes qui sont le fondement même de notre société ?
    De quel droit détruisez-vous les valeurs de la famille ? Libre à vous et Ségolène de demander à vos enfants de vous appeler parent 1 et 2, de bafouer les valeurs de votre propre famille. L’héritage de notre modèle de société ne vous appartient pas, PARENT Hollande. Il appartient aux Français qui ne sont pas dupes de tous les mensonges proférés publiquement par la double condamnée à qui vous avez confié la Justice de notre pays.
    Rendez-nous nos Papas et nos Mamans. Rendez-nous notre famille !
    « Cela fait des semaines que vous voulez faire croire aux Français que les mots de Père et de Mère vont disparaître du Code Civil, mais ces mots demeurent dans le Titre 7 du Code Civil relatif à la filiation et dans le chapitre 8 »avait répliqué la ministre de la Justice Christiane Taubira. «Mais il serait bien misérable de notre part d’ouvrir le mariage sans en tirer les conséquences dans le Code Civil. Nous ne toucherons pas à ces mots quand cela ne sera pas nécessaire », avait-elle assuré.
    De quel droit recevez-vous une association représentant une minorité au premier claquement de doigts et menaces, et refusez cette rencontre aux élus de notre République ? Les élus ne vous appartiennent pas, Monsieur Hollande.
    Ils appartiennent aux Français qu’ils représentent. Respectez nos parlementaires !
    De quel droit vos ministres, surtout le 1er d’entre eux, insultent-ils les chefs d’entreprises qui réussissent, les Français qui quittent le pays par votre faute, avec à leur actif des dizaines de créations d’emploi, des années de loyauté et une renommée internationale ? Qu’avez-vous à votre actif, Monsieur Hollande, sinon un poste en or à la Cour des Comptes pour un rendement nul (c’est vous qui l’avouez), un département des plus endettés, un parti que vous avez réussi à anéantir, une fausse déclaration de patrimoine et aucune expérience du pouvoir ?
    Rendez-nous la valeur du travail !
    De quel droit mettez-vous en danger l’économie de notre pays en refusant d’écouter tous les indicateurs de votre mauvaise gestion ? (rapport cinglant de la Cour des Comptes, rapport Gallois, mises en garde de la Commission Européenne et j’en passe). Quand tous, unanimement, réclament d’urgence une baisse drastique des dépenses publiques et la réduction du coût du travail, vous faites exactement le contraire ; vous dépensez comme un fou et matraquez les Français de taxes en plombant la compétitivité.
    Rendez-nous notre économie !
    De quel droit profitez-vous de notre armée pour redorer votre image désastreuse?
    De quel droit insultez-vous les Français en déclarant au Mali que c’était le plus beau moment de votre vie politique ?
    De quel droit Faites-vous le paon lorsque le vice-président des US honore nos soldats ?

     

    C’est un scandale, Monsieur Hollande ! Honte à vous !
    Les Français ne sont pas derrière votre petite et mesquine personne. Ils sont derrière leur armée, et soutiennent leurs soldats lorsque le pays est en guerre.
    Il leur appartiendra de vous demander des comptes lorsque nos enfants qui se battent pour la liberté seront hors de danger, pas avant.
    Rendez-nous notre armée !
    De quel droit voulez-vous accorder un droit de vote aux étrangers, sans exiger une réciprocité de la part des autres pays ? Le droit de vote est un acte citoyen, Monsieur Hollande. Il ne vous appartient pas. Les étrangers travaillant dans notre pays souhaitent l’exercer ? Que n’ont-ils demandé la citoyenneté française ?
    Rendez-nous notre identité nationale !
    De quel droit votre Gouvernement refuse-t-il la liberté de vote aux députés socialistes ?
    De quel droit empêche-t-il la volonté du peuple de s’exprimer ?
    De quel droit tord-il le bras aux parlementaires en refusant les débats de fond, en court-circuitant les procédures législatives, en confisquant la démocratie, en refusant toutes les propositions telles que le référendum, l’union civile, le renforcement du pacs ?
    Les députés ne vous appartiennent pas, Monsieur Hollande. Ils appartiennent aux Français qui les ont élus pour défendre leurs choix et qui sauront s’en souvenir lors des prochaines élections.

    Rendez-nous nos voix !
    Rendez-nous notre démocratie !

     
    Monsieur Hollande, vous avez volé nos Couleurs, notre Histoire, notre économie, notre Justice, nos valeurs, notre démocratie, notre armée, notre identité.
     
    GARE A LA COLÈRE DU PEUPLE FRANÇAIS.

    IL N’A PLUS RIEN A PERDRE.
    VOUS LUI AVEZ TOUT PRIS.

     

    http://www.secoursdefrance.com/content/view/1202/172/


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    http://2009sediments.wordpress.com/2011/03/05/%C2%AB-george-orwell-is-watching-you-%C2%BB/

    Orwell se retourne dans sa tombe

    Film documentaire de Robert Kane Pappas, 2005. Etat des lieux sans concession du système médiatique américain par des journalistes de renom, des professeurs d’université, un membre du Congrés, l’ancien procureur de Los Angeles, Michael Moore, des producteurs de TV et d’autres intervenants directement concernés.

    Un immanquable pour qui veut toucher du doigt l’état de dépendance des médias au pouvoir. Certaines similitudes frappantes avec la situation vers laquelle évolue la France, n’échapperont à personne.

     

    http://www.nouvelordremondial.cc/2012/12/28/orwell-se-retourne-dans-sa-tombe/

     

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    (Longue vidéo, la suivante est courte)

     

     

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    "Plus étonnant, la lucidité des français

    vis à vis de cette réalité"


    Médias, démocratie, liberté d’expression, manipulation de l’infos : les médias de l’hexagone sont bel bien discrédités ! de nombreuses enquêtes le démontrent & cette vidéo nous le rappèle brillament !

     

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    Lien direct image: http://cmick23r.files.wordpress.com/2012/06/arborescence-des-liens-multinationales-mc3a9dias.png

     



    .Schéma précédent commenté par Pierre Jovanovic

    Quand les banksters contrôlent la presse…

    Arborescence des liens multinationales-médias…" ou "le journalisme = la prostitution ou le chomage : la preuve en image…"

     

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    aidesalapresse

     

     

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    Et comme ils n’intéressent plus personne : on les subventionne (avec votre argent) …

     

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    main_media_in_france

     

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    http://bestofactus.wordpress.com/2013/03/25/liberte-de-la-presse-la-france-38e-derriere-le-niger-37e-afp-reuters/

     

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    Avec une tenue comme ça,

    pas de risque d'attentat suicide.

    http://impolitique.blogspot.fr/2010/09/vive-le-terrorisme.html

     

     

     

     

     

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    Poutine, grand amateur de sport, boite à un sommet régional

    Le président russe Vladimir Poutine participe à un entraînement de judo

     

    http://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/poutine-grand-amateur-de-sport-boite-a-un-sommet-regional_1158223.html

     

     

     

     

     

    VIDEO D' EVA R-SISTONS

     

    http://www.dailymotion.com/video/xzvtet_russie-d-hier-d-aujourd-hui-et-de-demain-avec-ou-sans-nous-r-sistons-video-19_news#.UZOOXpwZ41k

     

     

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    Témoignages et détails sur le bombardement de Dresde.

     

     

     

    le bombardement de Dresde. série "Toute L'histoire"

     

    Publiée le 26 août 2012


    Le bombardement de Dresde pourrait légitimement reprocher aux Alliés comme crime de guerre. Des centaines de milliers de réfugiés fuyant l'avance de l'armée rouge affluaient vers Dresde espérant y trouver un peu de sécurité.


    Le bombardement de Dresde, qui eut lieu du 13 au 15 février 1945, détruisit presque entièrement la ville allemande de Dresde. La Royal Air Force (RAF) et les United States Army Air Forces (USAAF) utilisèrent principalement des bombes à fragmentation et incendiaires. Un document du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) de 1946 a donné le chiffre de plus de 305 000 morts.


    Le premier maire communiste de Dresde, après la guerre, Walter Weidauer, considérait en 1946 les attaques comme évitables bien qu'ayant été provoquées par les « fascistes allemands ».
    Cependant trois ans plus tard, il considérait les puissances occidentales comme seules responsables du bombardement « criminel » de Dresde qui ne répondait à aucune nécessité militaire.


    Une hypothèse (défendue entre autres par l'Allemagne de l'Est à partir de 1949) était que les Alliés occidentaux avaient voulu laisser à l'Union soviétique une zone d'occupation détruite.

     

     

    .http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=eff0Lb2u_fA#!

     


    hagal runo 

     

     

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    Deux ans après la disparition de l'Abbé Pierre, son testament vient d'être rendu public. ... avec l'aide de Dominique Villemot dans lequel il s'adresse à la jeunesse

    L'Abbé Pierre a laissé un testament...
    Il s'adresse aux Jeunes


    Deux ans après la disparition de l'Abbé Pierre, son testament vient d'être rendu public. Mais ce n'est pas un testament comme les autres, puisque celui-ci est musical. Le site Rtlinfo.be révèle que le fondateur d'Emmaüs avait enregistré en secret un disque avec l'aide de Dominique Villemot dans lequel il s'adresse à la jeunesse.

    Sur les textes de l'Abbé Pierre, Domminique Villemot a mis une musique électronique efficace et épurée. Ce testament musical s'apparente à l'héritage que l'Abbé Pierre souhaitait laisser aux jeunes. Celui-ci a souvent regretté que, de par son âge, ses mots ne soient pas plus entendus par les générations plus jeunes.

    Dans ce "slam" intitulé "Pourquoi vivre", le défenseur des sans-logis s'exprime avec son franc-parler singulier et annonce aux jeunes : « C'est sûr, vous allez être la plus heureuse ou la plus malheureuse des générations qui n'ait jamais existé. Si vous entrez dans la vie avec cette idolâtrie de votre moi, vous êtes à plaindre d'avoir 20 ans aujourd'hui.[...] Nous avons le devoir d'être heureux ».
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    Discours fantastique d’une jeune canadienne de 12 ans


     


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    dette-publique-marianne.jpg

     

     

     

    "La dette, c'est chouette !"

    Super dessin animé 3mn 50,

    clair, à relayer partout

     

     

     


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    Un député belge dit la vérité sur toutes ces très sales guerres

     

     

     

    https://encrypted-tbn1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ_-XhcC-A8cL1XsFum9KnDqN1RmGTN4KKqra7vdNJiaLOe1A0F  

    Ce qu’à déclaré Laurent LOUIS à l’Assemblée Belge

    (extraits)

    :

    Publiée le 8 mai 2013  


    « La Syrie subit depuis 2011 une tentative de déstabilisation. Il ne s'agit pas d'une guerre civile mais bien d'une invasion étrangère ! Le but est de détruire la Syrie telle que nous la connaissons aujourd'hui pour diviser le pays, affaiblir son allié iranien et permettre au projet du Grand Israël de voir le jour. Ce projet prévoit d'étendre Israël du Nil jusqu'à l'Euphrate recouvrant ainsi la Palestine historique, le Liban, la Syrie, la Jordanie, une partie de l'Irak et une partie de l'Egypte. Le député indépendant belge Laurent LOUIS dénonce pour la première fois devant un Parlement national l'existence de ce projet sioniste ! »


    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=SGki8ZyFI1U

     

     

     

    La vérité sur nos récents gouvernements,

    une vidéo d'eva R-sistons 

     

    ...
    ....
    Vous pouvez aussi voir mes autres vidéos, entre autres =

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    Propagande médiatique, politique, idéologique

    De l’Attentat de la gare de Bologne à celui du Marathon de Boston

    en passant par tous les 11 septembre petits, grands ou moyens, le terrorisme c’est toujours et partout le spectacle d’imposture étatique de la crise mondiale du chaos de la marchandise !

    L’INTERNATIONALE
    Jeudi 25 Avril 2013

    De l’Attentat de la gare de Bologne à celui du Marathon de Boston
    « Les bombes-fusées qui tombaient chaque jour sur Londres étaient probablement lancées par le gouvernement de l’Océania lui-même, « juste pour maintenir les gens dans la peur » »
    George Orwell, 1984

    Les opérations sous fausse bannière ou « sous faux pavillon », parfois désignées sous l'anglicisme de false flag sont des actions de perfidie et d’artifice stratégiques menées avec utilisation de marques de reconnaissance fabriquées, contrefaites, postiches, fourbes ou empruntées, dans le cadre d'opérations clandestines destinées à désigner un responsable inexact, imaginaire et trafiqué qui portera ainsi le chapeau illusoire mais pourtant bien tangible d’une action commise par tout autre que lui mais qui permettra de la sorte que tous les bénéfices en reviennent à celui qui justement l’aura cependant perpétré.

    Au tout début du mois d’août 1964, deux destroyers américains qui s’étaient engagés dans les eaux territoriales du Nord-Viêt Nam, essuyèrent soi-disant des tirs de la part de batteries nord- vietnamiennes. Il est établi aujourd'hui par la documentation déclassifiée que ces Incidents du Golfe du Tonkin ont constitué une manœuvre délibérée de feinte, de provocation et de simulation pour prétexter une escalade de l'intervention américaine dans le conflit indochinois.
    .
    Les Papiers du Pentagone ont de la sorte révélé que le texte de la position rédigée par l'administration Johnson l’avait été en fait plusieurs mois avant la date desdits «incidents». Le manège légendaire de cet accrochage arrangé a donc fourni au président Johnson la couverture tant attendue pour faire voter le texte de la Résolution qui lui donna les moyens de déclarer la guerre sans avoir à demander au préalable l'autorisation du Congrès.

    Même si cette péripétie fut en réalité le contraire de ce que le spectacle officiel en a dit puisqu’elle n’a jamais existé réellement qu’en stricte contradiction avec la logorrhée des experts étatico-médiatiques du faux omniprésent qui l’ont évidemment narrée de manière retournée, cela a bien entendu suffi à convaincre la conscience hallucinée et obéissante des Américains de l'utilité d'une riposte. Johnson a donc pu paisiblement autoriser alors les raids aériens de terreur sur le Viêt Nam par ce casus belli entièrement forgé par les officines et les ateliers de l’ombre. Sur cette lancée de simulacres, de fourberie, de sang et de larmes, les Bush, Clinton et Obama n’ont cessé en Irak, en Yougoslavie en Afghanistan et ailleurs, de démontrer que partout où règne le spectacle capitaliste de la terreur démocratique, les seules forces autorisées sont celles qui reproduisent la terreur capitaliste du spectacle démocratique.

    Durant ces dernières années, les premiers grands attentats étatiques sous fausse bannière eurent spectaculairement lieu en Italie lors des années de plomb lorsque la modernisation de l’esclavage citoyenniste rendit nécessaire que le gouvernement fit de l’attentat aveugle le mode opératoire le plus approprié à la psychologie de masse de la soumission, de l’in-conscience et de la cécité. Ainsi, le 2 août 1980, à 10 h 25, à la gare de Bologne, une bombe posée dans la salle d'attente explosait. Elle tuait 85 personnes et en blessait plus de 200, arrivant ou partant de la gare pour cette période de fort trafic estival.

    Dans son arrêt du 23 novembre 1995, la Cour de cassation du tripatouillage officiel italien, malgré mille et une occultations savantes ou grossières, fut néanmoins obligée de reconnaître que derrière cet attentat, il y avait bien l’existence d’une vaste organisation criminelle gouvernementale où l’onretrouvait la maffia, la loge maçonnique P2 et les services spéciaux les plus secrets de l’appareil d’État...Bien entendu, les commanditaires profonds du massacre n'ont jamais été découverts puisque cachés derrière les comparses secondaires de l'organisation Gladio, ceux-ci se trouvaient au cœur central et insaisissable de l’état-major de la stratégie de la tension élaborée par les États-Unis via l'OTAN et ses divers magasins et affidés, ceci tant pour neutraliser les velléités dommageables de non-alignement de certains courants politiciens italiens que pour briser la radicalité ouvrière des grèves sauvages qui débordait alors dangereusement les chiens de gardes politiques et syndicaux.

    A Boston, les services spéciaux du chaos gouvernementaliste ont donc parfaitement rempli leur mission dans le cadre d’une opération de camouflage et d’intoxication qui permet en un temps de crise économique approfondie et de crise sociale ravageuse de faire utile diversion massive en ce moment d’ébranlement ou d’ailleurs plusieurs États entendaient comme le Texas demander à retirer leur or de la Réserve Fédérale...

    La crise du spectacle démocratique de la dictature marchande est désormais à son point culminant et le chaos étatiquement programmé y est alors amené à produire partout et sans cesse son mythique ennemi inventé, le terrorisme qui est en fait sa seule vraie défense en ce temps de décomposition universelle où la liberté despotique de l'argent et ses conséquences véritables ne peuvent être encore acceptées qu'au regard d'antagonismes factices et d'attaques insidieuses sous faux drapeaux constamment mis en scène par le biais d'orchestrations machiniques de vaste ampleur.

    L’histoire du terrorisme est désormais l'une des forces productives majeures du spectacle étatique mondialiste; elle définit donc le coeur stratégique du dressage social puisque les spectateurs doivent retenir de la pédagogie de l'attentat, que, en comparaison auterrorisme, toute la pourriture quotidienne de la vie fausse devra leur demeurer préférable et préférée.

    "USA, USA", ont ainsi scandé naïvement des Bostoniens descendus dans la rue et de la sorte bien domptés par le jeu des images fantastiques du renversement concret du réel. Certains arborant même frénétiquement un drapeau américain.
    Des célébrations totémiques de l’aliénation qui traduisaient le soulagement d'une population traumatisée par le plus grave attentat étatiquement télécommandé aux États -Unis depuis la mystification du 11 Septembre. L’union sacrée de la servitude volontaire n’a bien évidemment qu’un temps mais le confusianisme mystérieux des bombes barbouzardes conserve toujours là un intérêt évident bien que sa durée soit éminemment toujours et de plus en plus rétrécie...

    Dans le monde du spectacle de la marchandise où les intérêts agissants de la dictature démocratique des Mafia de l’argent sont à la fois si bien et si mal obscurcis, il convient toujours pour saisir les mystères du terrorisme d’aller au-delà des rumeurs médiatiques policières puisque la sauvegarde des secrets de la domination opère continûment par attaques fardées et véridiques artifices.
    .
    Le mardi 16 avril 2013, une double bombe de fabrication prétendument artisanale, emplie de divers fragments métalliques, a tué trois personnes et en a blessé plus d’une centaine d’autres lors du marathon de Boston. A la faveur de l’étrange découverte propice d’un sac à dos contenant le couvercle d’une cocotte-minute et grâce aux vidéos des caméras de surveillance opportunément disposés, les autorités du spectacle du boniment et de la fabulation étatiques eurent rapidement les moyens, de diffuser les photographies de deux suspects : les frères Tsarnaev qui avaient eu, eux, la grande amabilité de longuement flâner juste face aux appareils d’observation et d’enregistrement qui purent par conséquent abondamment et minutieusement les filmer. Selon la version officielle, les deux frères échappèrent à un policier qu’ils tuèrent sur un campus universitaire. Ensuite, après avoir détourné une automobile, ils furent atteints par la police. Plus de 200 coups de feu furent échangés durant la nuit, les deux hommes furent blessés. Le premier décéda rapidement à l’hôpital pendant que son frère, s’échappait à pied avant d’être rattrapé par la police pour finalement être enfin mis en état de ne plus jamais pouvoir dire autre chose que ce pourquoi il serait autorisé à parler.

    Toute cette affaire des deux islamistes hollywoodiens de la filière tchétchène de la CIA a évidemment mobilisé les chaînes de télévision de toutes les fictions imaginables du spectacle mondial de la misère marchande. Depuis le Daghestan, les parents des suspects ont, eux, proclamé qu’ils avaient été manipulés. Leur mère, a même souligné qu’ils étaient sous surveillance étroite du FBI et ne pouvaient donc monter aucune opération sans que ce dernier en ait évidemment immédiatement eu connaissance.

    Le leurre commande le monde du fétichisme de la marchandise et aujourd’hui d’abord en tant que leurre d’une domination qui ne parvient plus à vraiment s’imposer au moment où l’économie historique de la crise manifeste explosivement la crise historique de l’économie elle-même.

    Du meurtre d’Aldo Moro par les brigades rouges étatiques aux attentats pentagonistes du 11 septembre et en passant évidemment par la disparition violemment paramétrée de John Fitzgerald Kennedy sans oublier les tueries hautement calculées du télépiloté Merah, la société du spectacle de l’indistinction marchande ne cesse de s’éminemment montrer comme le monde de l’inversion universelle où le vrai est toujours réécrit comme un simple moment nécessaire de la célébration du faux. Derrière les figurants, les obscurs tirages de ficelles et les drapeaux mal bricolés, les vrais commanditaires sont adroitement camouflés puisqu’ils résident invariablement dans ces lieux impénétrables et énigmatiques, inaccessibles à tout regard, mais qui du même coup les désignent par cette ruse de la raison qui rend précisément percevable ce qui se voulait justement in-soupçonnable.

    Le masquage généralisé se tient derrière le spectacle qui donne ainsi à infiniment contempler quelque chose en tant que complément décisif et stratégique de ce qu’il doit empêcher simultanément que l’on voit et, si l’on va au fond des choses, c’est bien là son opération la plus importante ; obliger à sans cesse observer ceci pour surtout ne point laisser appréhender cela.
     
    Par delà chaque tueur fou opportunément manipulé dans les eaux troubles du djihadisme téléguidé ou, de l’extrémisme supervisé existe, en premier lieu, l’incontournable réalité du gouvernement du spectacle de la marchandise lequel dorénavant possède tous les moyens techniques et tous les pouvoirs gestionnaires d’altérer et de contre-faire l’ensemble de la production sociale de toute la perception humaine mise sous contrôle. Despote absolu des écritures du passé et tyran sans limite de toutes les combinaisons qui arrangent le futur, Big Brother pose et impose seul et partout les jugements sommaires de l’absolutisme démocratique des nécessités du marché de l’inhumain.

    On commet une très lourde erreur lorsque l’on s’exerce à vouloir expliquer quelque attentat en opposant la terreur à l’État puisqu’ils ne sont jamais en rivalité. Bien au contraire, la théorie critique vérifie avec aisance ce que toutes les rumeurs de la vie pratique avaient si facilement rapporté lors des très enténébrées disparitions de Jean de Broglie, Robert Boulin, Joseph Fontanet, Pierre Berégovoy et François de Grossouvre. L’assassinat n’est pas étranger au monde policé des hommes cultivés de l’Etat de droit car cette technique de mise en scène y est parfaitement chez elle en tant qu’elle en est désormais l’articulation de l’un des plus grands quartiers d’affaires de la civilisation moderne.

    Au moment arrivé de la tyrannie spectaculaire de la crise du capitalisme drogué, le crime règne en fait comme le paradigme le plus parfait de toutes les entreprises commerciales et industrielles dont l’Etat est le centre étant donné qu’il se confirme là finalement comme le sommet des bas-fonds et le grand argentier des trafics illégaux, des disparitions obscures et des protections cabalistiques.

    Plus que jamais, en ce moment très spécifiquement crisique où en France, reprenant le témoin d’une droite complètement épuisée, la gauche du Capital bien vite superbement exténuée est en charge des affaires d’un marché en pleine décomposition, l’exutoire terroriste risque de devenir de plus en plus tentant pour détourner la colère qui monte, il est temps d’en finir avec toutes les mystifications et tous les malheurs historiques de l’aliénation gouvernementaliste afin de commencer à pressentir la possibilité de situations humaines authentiques. Hors de l’économie politique de la non-vie, il convient exclusivement d’organiser le retour aux sources à une communauté d’existence enfin débarrassée de toute exploitation et de toute domination.


    L’INTERNATIONALE
    Fin avril 2013

    http://www.alterinfo.net/De-l-Attentat-de-la-gare-de-Bologne-a-celui-du-Marathon-de-Boston_a89599.html


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    CHEMTRAILS  8 et 9 avril 2013

    Claire Henrion au Parlement Européen

     

     

     


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    Libye, Syrie... La France, Agent de la CIA et du Qatar (Maître Marcel Ceccaldi)


    www.prorussia.tv/Libye-Syrie-la-France-agent-de-la-CIA-et-du-Qatar...

     

     

     


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  • http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/020413/des-nouvelles-de-dieudonne

    Bravo_Cahuzac_.png

     

    VOIR AUSSI :


    Affaire Cahuzac: Ca se complique pour Hollande. Ses évolutions. Les mots employés

    Suicide haut fonctionnaire PJ (a supervisé grands dossiers dont Bettencourt )

    Dray avait rapporté à Hollande "la rumeur d'un compte à l'étranger" de Cahuzac

     

    Liste condamnations et mises en examen PS, Parti de Gauche, Verts, UMP et FN

    Tous pourris, PS, UMP... et FN, bien pire encore ! (Liste condamnations)

     

    L'affaire Cahuzac, une affaire d'état !

    http://www.u-p-r.fr/actualite/france/laffaire-cahuzac-une-affaire-detat#


    L’affaire Cahuzac, une affaire d’état !

    cahuzac-hollande-asselineau
     

     

    1°) QUI SAVAIT QUOI ? L’UPR RENOUVELLE SA DEMANDE DE COMMUNICATION DES INFORMATIONS TRANSMISES PAR LA SUISSE AU GOUVERNEMENT FRANÇAIS FIN JANVIER

     

    2°) SI FRANÇOIS HOLLANDE SE LAISSE BERNER PAR CAHUZAC, QUI NOUS ASSURE QU’IL NE SE LAISSE PAS BERNER NON PLUS PAR OBAMA, MERKEL, BARROSO, DRAGHI ET CONSORTS ?


    Alors que Jérôme Cahuzac a avoué, hier 2 avril 2013, s’être en effet livré à du blanchiment de fraude fiscale et détenir de l’argent en Suisse et à Singapour, le gouvernement aux abois, et tous les apparatchiks du Parti Socialiste, essaient de faire désormais porter l’intégralité du scandale sur le seul ancien ministre du budget.

    Tous ceux qui encensaient encore Jérôme Cahuzac hier pour ses prétendues qualités extraordinaires le traitent aujourd’hui comme la seule brebis galeuse. Ils viennent de l’exclure du Parti Socialiste pour tenter de circonscrire l’énormité du scandale.

    Ils affirment tous avoir été trompés comme des gamins par l’ancien ministre du Budget, sans se rendre compte de l’effet dévastateur d’une telle défense sur la confiance et la crédibilité que les Français peuvent désormais leur accorder sur tout autre sujet.

    Car si François Hollande et tous les ministres se laissent berner comme des bleus par Jérôme Cahuzac, qui nous assure qu’ils ne se laissent pas berner non plus par Barack Obama, Angela Merkel, José Barroso, Mario Draghi et consorts sur bien d’autres sujets ? Par exemple sur tout ce qui concerne la liberté et la sécurité de la France, ou sur les guerres illégales menées pour le compte de Washington, ou sur le niveau de vie et la protection des économies sur les comptes bancaires des Français ?

    En réalité, les Français n’ont pas plus de raison de croire M. Hollande et son gouvernement aujourd’hui, qu’ils n’en avaient, voici encore une semaine, lorsque le Premier ministre et de nombreux socialistes soulignaient avec emphase la « dignité » et la « responsabilité » de Jérôme Cahuzac lors de sa démission, en laissant entendre qu’il était innocent des charges portées contre lui (cf. par exemple les déclarations du Premier ministre  ou celles du président de l’Assemblée Nationale Claude Bartolone)

    C’est pourquoi, avant de donner du crédit à l’affirmation d’une ignorance aussi inacceptable, les Français doivent obtenir les précisions indispensables pour savoir ce que le chef de l’État, le ministre des finances, et le gouvernement connaissaient vraiment de la situation de Jérôme Cahuzac avant ses fracassants aveux d’hier.

    Nous rappelons en effet que le gouvernement a reçu – dès la fin janvier – des informations confidentielles sur la situation exacte de M. Cahuzac, qui lui ont été transmises par les autorités suisses dans le cadre de l’entraide judiciaire franco-helvétique.

    Nous rappelons que M. Pierre Moscovici, ministre des finances, avait refusé à l’époque de rendre publiques ces informations.

    L’affaire est beaucoup trop grave pour que l’on en reste là.

    L’UPR renouvelle donc, mot pour mot, la demande expresse d’explication formulée au gouvernement et diffusé à toute la presse française par notre communiqué du 19 mars dernier, que nous republions ci-après :

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 19 MARS 2013

    L’UPR DEMANDE AU GOUVERNEMENT DE RENDRE PUBLIQUE LA RÉPONSE DES AUTORITÉS SUISSES, REÇUE IL Y A UN MOIS ET DEMI, AU SUJET DE LA DÉTENTION OU NON PAR M. CAHUZAC DE COMPTES EN SUISSE ET A SINGAPOUR

    L’Union Populaire Républicaine (UPR) se félicite que le Président de la République ait compris l’extrême gravité politique et symbolique du maintien en fonction d’un ministre censé représenter “la rigueur” et la “vérité” et dont le nom commençait à faire jaser dans toute la haute fonction publique et dans la population.

    Nous estimons cependant que le gouvernement doit rendre publique la réponse des autorités helvétiques qu’il détient depuis début février. Les Français ont en effet le droit de savoir si le gouvernement savait, oui ou non, depuis un mois et demi que M. Cahuzac détenait des comptes bancaires secrets offshore en Suisse et à Singapour pour s’y livrer à du “blanchiment de fraude fiscale”.

    Si le Président de la République et son gouvernement le savaient et s’il n’ont pas réclamé immédiatement la démission du ministre du Budget, c’est alors qu’ils ont voulu “couvrir” M. Cahuzac. Et ce sont les révélations du parquet de Paris d’aujourd’hui qui les auraient alors contraints à “lâcher” le ministre. Ce serait un motif de scandale dans le scandale.

    Source : https://www.u-p-r.fr/actualite/france/communique-de-presse-affaire-jerome-cahuzac

    CONCLUSION

    Cette affaire Cahuzac témoigne de la nécrose de toutes les valeurs républicaines, en particulier chez les responsables européistes de tous bords. Car l’UMP n’a rien à envier au PS sur ce genre de turpitudes.

    Le chef de l’État doit prendre toute la mesure de la gravité de la situation.

    Il doit désormais cesser la multiplication des mensonges, des secrets et des dérobades.

    Il doit désormais révéler aux Français la teneur précise des informations transmises par la Suisse sur Jérôme Cahuzac et portées à sa connaissance il y a deux mois.

    S’il s’y refusait, la France serait alors au bord de la crise de régime.

    François ASSELINEAU

    Cf notre article sur le même sujet : http://www.u-p-r.fr/actualite/france/lupr-demande-au-ministre-des-finances-de-rendre-publique-la-reponse-des-suisses-sur-laccusation-visant-cahuzac

    RETOUR SUR LES DÉCLARATIONS DE M. MOSCOVICI SUR FRANCE-INTER IL Y A 2 MOIS, LE 7 FÉVRIER DERNIER.

    LE MINISTRE DES FINANCES AFFIRMAIT AVOIR REÇU UN DOCUMENT DES AUTORITÉS SUISSES, DONT IL LAISSAIT ENTENDRE QU’IL INNOCENTAIT JÉRÔME CAHUZAC.

    Le mercredi 30 janvier 2013, le Nouvel Observateur avait révélé l’existence d’une demande d’entraide fiscale faite par le Ministère des finances aux autorités suisses au sujet de Jérôme Cahuzac.

    Comme l’expliqua l’hebdomadaire, le fisc français est en effet en mesure de demander des informations à la Suisse concernant des contribuables soupçonnés d’évasion fiscale, comme Jérôme Cahuzac, dans le cadre d’une “assistance administrative”.

    Dans le cas du ministre du Budget, il s’agissait de vérifier si – à défaut d’ouvrir un compte chez UBS en Suisse – Jérôme Cahuzac en avait fermé un en février 2010, comme l’affirmait Mediapart. Et de transmettre ensuite cette information capitale au procureur.

    Invité de France Inter le 7 février, Pierre Moscovici, ministre de tutelle de Jérôme Cahuzac, fut interrogé par le journaliste sur cette demande adressée par son ministère aux autorités suisses pour rechercher les traces de son évasion fiscale présumée.

    1°) M. Moscovici confirma tout d’abord l’existence de cette demande :

    « C’est vrai que j’ai demandé, comme ministre, que jouent des mécanismes d’entraide fiscale qui existent depuis 2009 avec la Suisse, que nous avons pu faire jouer dans le cas d’espèce. »

    2°) M. Moscovici confirma ensuite avoir reçu un document en réponse :

    « J’ai reçu un document que j’ai transmis à ceux qui sont en train de mener aujourd’hui une information judiciaire. »

    3°) M. M. Moscovici affirma ensuite ne pas pouvoir rendre public le contenu de ce document :

    Le journaliste interrogea également Pierre Moscovici : « Un ministre qui demande des éléments d’enquête sur un autre ministre, le fisc, service de l’État, qui agit sur demande du gouvernement au sujet d’un membre de ce gouvernement … n’y a-t-il pas là un conflit d’intérêt ? »

    Pierre Moscovici s’en défendit : « Jérôme Cahuzac est le ministre délégué auprès de moi, il n’est pas intervenu dans cette procédure, il s’est déporté et a fait en sorte que la responsabilité soit exercée par moi-même qui n’a aucun conflit d’intérêt. »

    Quant au contenu de ce document, M. Moscovici affirma « ne pas pouvoir le communiquer » au nom du secret fiscal…

    4°) M. Moscovici laissa enfin entendre que ce document disculpait Jérôme Cahuzac :
    « Je n’avais pas de doute sur le résultat que pouvait engendrer cette procédure. Ce doute n’a pas été ébranlé. »


    SOURCE : http://lelab.europe1.fr/t/pierre-moscovici-a-demande-des-informations-a-la-suisse-sur-le-compte-presume-de-jerome-cahuzac-7380

    ——————————————————————-
    QUESTION : Que contenait ce document transmis par les autorités suisses, dont M. Moscovici confirma, au micro de France Inter le 7 février, qu’il l’avait bien reçu mais qu’il ne pouvait pas en révéler le contenu, tout en osant laisser entendre qu’il innocentait Jérôme Cahuzac ?

    Nous rappelons que l’UPR demande, depuis le 19 mars, que ce document soit rendu public.

     

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